S7: E17 Isabelle Huot: Sa fulgurante ascension
May 21, 202600:50:17

S7: E17 Isabelle Huot: Sa fulgurante ascension

Manger santé coûte-t-il trop cher? Et si la solution passait maintenant par une injection comme Ozempic?

Avec Isabelle Huot, on bouscule les idées reçues: business alimentaire, perte de poids, dérives et vérités crues sur notre rapport à la bouffe.2

Elle a bâti un véritable empire autour de la nutrition: repas, livres, médias et conseils.

Un "gros" Balado.

[00:00:04] Parent et Amis, avec Gilles Parent

[00:00:42] des Québécois décrochés de la saine alimentation, y'a-tu un risque? On va parler de ça et bien d'autres choses, discussions franches sur l'argent, la santé, les choix qu'on fait dans notre assiette. Bonjour Isabelle. – Salut Gilles, toujours un bonheur de te retrouver année après année, notre petit rendez-vous annuel. – C'est ça, exactement. Des fois on fait ça au mois de mars quand c'est le mois de la nutrition, là tu es un petit peu après, mais on se prépare pour l'été et on a beaucoup de sujets d'intérêt. Mais moi je veux prendre le temps Isabelle de parler un peu de ton parcours parce qu'on

[00:01:11] a jasé ensemble, je ne peux pas présumer que tout le monde sait, on dit que tu es docteur en nutrition, ça veut dire que tu as un doctorat, c'est ça que je comprends? – Ah oui, écoute, j'ai fini tard, j'ai fini à 33 ans, tellement d'études. – Et tu es une late comme on dit en sport? – Ben écoute, bac, maîtrise, doctorat et doctorat, je travaillais à temps plein, donc ça m'a pris 7 ans de faire mon doctorat quand même, en travaillant à temps plein, mais tu sais, persévérance, le week-end je faisais ça, durant les fêtes je faisais ça, durant l'été je faisais ça, puis finalement ben voilà.

[00:01:39] – Tu savais que tu aimais ça, mais ça te permettait aussi de payer en même temps ce que ça te coûtait, c'est ça que je comprends? – Ben oui. – Ben oui. – Ben oui. – Bon, pour notre information Isabelle, rappelle-nous à quel moment et comment tu passes de nutritionniste à entrepreneur, donc je sais que tu as été nutritionniste puis docteur en nutrition, mais Monique, je ne sais pas si c'est graduel, je ne me rappelle pas, mais tu sais, tu avais une petite fibre d'affaires que tu as développée beaucoup là. – Oui, oui, oui, ben j'ai toujours eu cette fibre là, à 18 ans j'ai parti à une

[00:02:06] agence de voyage, j'ai parti, oui, oui, quand j'étais à l'Université d'Ottawa, j'ai étudié en psychologie, après ça j'ai étudié en ergothérapie avant d'étudier en nutrition, et j'adorais voyager, j'adorais organiser des séjours à l'étranger pour les autres, à 16 ans j'accompagnais des groupes en voyage, déjà là. – Oui, oui, je montais des groupes de 40 personnes, je les accompagnais, je bookais

[00:02:29] des hôtels, etc., et puis à Ottawa, avec une amie, Josée Degnau, on a parti justement à une agence qui s'appelait Transit Voyage, et on organisait des voyages pour les étudiants, des séjours en Europe, des stages, et puis c'était Sidley, le gars qui a fondé Sidley, Jean-François Bouchard, qui avait créé notre logo qui étudiait en droit à l'époque à Ottawa, qui avait créé le logo de Transit Voyage, et après ça, j'ai dit, j'avais

[00:02:58] plein d'amis célibataires, donc là j'ai dit, bon ben là je vais fonder une agence de rencontre, donc à 18 ans j'avais l'agence de rencontre à Ottawa, oui oui oui, j'adorais ça, je louais des salles, j'organisais des matchs avec les étudiants, donc j'invitais – Là, en quelle année, juste pour me situer un peu, ils avaient à peu près là? – En 88, en 88. – Fin 80, parfait. – Et après ça, je suis déménagée à Montréal, et durant tout mon bac, j'ai

[00:03:24] continué à faire des soirées rencontres, des soirées matchs, etc., pendant vraiment tout mon bac, donc j'ai fait ça de 18 ans à quelque chose comme 23 ans d'organiser ces soirées-là. Ensuite, 2003, je finis mon doctorat, j'ai commencé mes chroniques à Salut Bonjour en 2003, ça fait 23 ans que je suis à Salut Bonjour. – Quand même. – Quand même, quand même, et après ça, bon, j'ai commencé à travailler dans les

[00:03:48] médias, donc travailleur autonome, et pour moi, le véritable passage à l'entrepreneuriat, ça a été vraiment plus quand j'ai risqué, donc investir dans des employés, parce que travailleur autonome, c'est pas la même chose. – On a pas un fonds de pension garantie, c'est zéro. – Bien, c'est ça. Alors que je me suis dit, bon, là, je travaille dans les médias, ça va bien, j'écrivais dans 7-8 magazines, le temps que les magazines fonctionnaient bien, aujourd'hui, c'est autre

[00:04:18] chose, et à 38 ans, je me suis dit, bon, c'est quoi mon futur, on est toujours sur un siège éjectable, bien, on sait ce que c'est, tu l'as vécu toi aussi, j'ai été 3 ans en rythme FM, après ça, bien, on est flushé, après ça, puis je suis juste chroniqueur, là, j'étais pas animatrice, puis, tu sais, c'est toujours, toujours des sièges éjectables dans les médias, donc je me dis, bon, bien, là, c'est quoi mon avenir, bien, j'ai dit, écoute, je vais fonder une entreprise, et à partir de là, à 38 ans, bien, là, j'ai

[00:04:46] loué un local, j'ai engagé mes premiers employés, travailleur autonome, c'est bien, mais j'avais pas d'employés, alors j'ai plongé dans le monde de l'entrepreneuriat à cette époque-là, et avec un réseau de cliniques où j'ai engagé des nutritionnistes, des kinésiologues, des psychologues spécialisés, et par la suite, j'ai lancé des livres qui l'ont connu, ah, tu te souviens, hein, avec le gars, c'est ça. Oui, non, là, ça a marché, avec, vous étiez comme deux droits partenaire, Josée et Josée,

[00:05:13] absolument, pour le côté sportif, le côté plus physique, puis toi, tu faisais plus le côté alimentation et, bien, pas que diète, mais aussi amélioration de notre vie, là. Exact, et ça a été un dégât, hey, marcher, tu dis, puis c'est fou, parce que ce livre-là, l'éditeur, là, il était fini, et l'éditeur dit, je ne veux plus, ça ne marchera pas, qui va faire ça, un plan alimentaire, puis c'était très carré à l'époque, puis là, je lui dis, OK, je reprends mon livre, je suis allée conner aux éditions de l'homme

[00:05:41] qui ont accepté, eux, de publier le livre, puis ça a été un des meilleurs succès des éditions de l'homme des 50 dernières années, on a vendu 400 000 copies, là. Wow, wow, ça, c'est gros. Oui, c'est gros. Ça, c'est gros. On ne fait plus ça aujourd'hui, je vais être honnête, le monde du livre est en perte de vitesse, donc si on vend 10 000 livres, on est content aujourd'hui, mais à l'époque, les livres se vendaient beaucoup, beaucoup. Et bref, les gens me disaient, Isabelle, c'est super ton livre, mais moi, je n'ai pas le temps de faire tout ça, là, c'est

[00:06:10] trop de cuisine, trop de cuisine. Et c'est comme ça qu'est née l'idée de partir une gamme de prêt-à-manger que je livrerai à domicile en 2011. Ça, c'est risqué aussi, là, parce qu'il y avait des investissements, d'après moi. Ah, oui, puis qui faisait ça? Écoute, Good Food n'existait pas, Cook It n'existait pas, j'étais la pionnière à dire, je vais envoyer des petits repas prêtes à manger à la porte, livraison à domicile, partout au Québec, pendant l'Ontario. J'ai été

[00:06:38] vraiment pionnière dans le domicile. Tu comprends, précurseur, puis on peut le dire, moi, je peux le dire, en tout cas, t'as certainement été copié, là. L'idée est bonne. Ah, mon Dieu, c'est fou, c'est fou. Maintenant, il y en a plein, puis ils ont une croissance beaucoup plus rapide que la mienne. Mais moi, j'avance lentement, mais sûrement, tu sais, je les vois, là, j'ai dit, voyons, 50 millions de chiffres d'affaires, c'est fou, là, de voir la concurrence autour. Mais qui est rentable? Moi, c'est toujours ça, ma question. Ben oui, c'est ça.

[00:07:05] Moi, je suis fille d'économiste, moi, ma rentabilité, j'ai toujours, toujours été rentable. Peut-être que j'avance plus lentement. J'avoue. Mais j'ai pas de dette, puis je suis rentable. Fait que c'est chacun son rythme. Non, mais c'est nécessaire. C'est un bon enseignement, parce que c'est vrai que, de ces entreprises-là, si je regarde, même aux États-Unis et en Europe, il y en a plusieurs qui ont fermé, Isabelle. Parce que, mon avis, ça arrive plus. Parce que, d'abord, le transport, on sait, le pétrole, c'est du transport. Il y a du transport là-dedans. Fait que toi, tu travailles, là, t'as une stratégie, je la vois aller, là, je suis pas en train de

[00:07:34] dire que t'oublies ça, mais tu glisses vers les supermarchés, des endroits qui, de toute façon, ont du piétage, ont de la place, c'est des produits qui marchent. Fait que toi, t'évites des frais énormes, quotidiens et multipliés de transport. C'est pour ça que plusieurs compagnies, dans ce domaine-là, à cause de l'emballage, le suremballage, coûtent très cher, tu le sais, là, tu connais ça? Ah, non, non, mais c'est fou, là. Livrer à domicile, mes marges ne font que baisser, là. Puis là, on sait que c'est un contexte économique difficile, fait que je veux pas

[00:08:03] augmenter mes prix. Mais tu sais, quand tu vois les intermédiaires, ce que ça coûte de livrer à domicile, puis en épicerie aussi, là, mes marges, c'est 7 %, 6 %, fait que les gens disent, ah, ouais, on sait bien, ça coûte cher. Mais c'est ça, mais dans les poches du fabricant, là, c'est fou en fin d'année, si 13, 4 %, t'es chanceux. Donc, tu sais, il y a énormément d'intermédiaires, là.

[00:08:29] T'as ton produit, t'as ton emballage, t'as ta livraison, t'as l'entreposage, qui coûte une fortune, le transport, t'en as parlé, les surcharges de carburant, c'est complètement démesuré. Et après ça, bien là, t'as le magasin qui prend 30 et 40 % de marge, t'as le bureau chef qui prend 10, 14 % de marge. Tout le monde prend sa cote, hein, c'est ça? Tout le monde, t'as le distributeur qui prend entre 15 et 25 % de marge. Donc, en bas, là, on travaille fort pour très, très, très peu de marge.

[00:08:59] Faut que t'aimes ça. Je vois que la passion est encore là, mais qu'est-ce qui t'a fait, c'est quoi le déclic, s'il y en a un qui t'a dit, moi, je peux bâtir une marque avec mon nom, je peux me pousser, parce que c'est un peu ça, dans le fond. Toi, tu pousses Isabelle lui, là. Oui, bien oui, mais je pense pas si c'était temps que je vais faire une marque avec mon nom, c'est que je vais répondre à un besoin. Quand mes clients, moi, je faisais de la clinique privée, j'en ai fait pendant 30 ans. T'en fais moins, là, c'est ça que je comprends? J'ai arrêté il y a 4 ans.

[00:09:28] OK. Il y a des gens qui le font très bien, dans le fond, probablement. Bien oui, oui, oui. Puis là, moi, je fais plus être membre de l'ordre, je suis sortie de l'ordre parce qu'on pouvait pas s'incorporer, puis si on peut pas être en affaires, ne pas être incorporé, ça n'a pas de sens. Bref, il y a plusieurs raisons pour lesquelles je suis sortie de l'ordre, mais je fais plus de clinique. Mais j'ai une équipe qui est vraiment parfaite, qui travaille pour moi. Je travaille avec d'autres groupes comme

[00:09:54] équipe nutrition aussi. Mais bref, c'était pas tant que je veux bâtir une marque, c'est je veux répondre à un besoin. Le besoin de mes clients qui me disaient, bien, je veux bien manger, j'ai pas le temps de cuisiner. Puis c'est vraiment pour ça que j'ai bâti l'entreprise. Puis au départ, ça s'appelait, c'était pas mon nom, c'était Kilo Solutions. Et c'était la première marque que j'ai bâtie. Puis au fil du temps, bien, la perte de poids a perdu un petit peu ses lettres de noblesse. On pouvait plus vraiment parler

[00:10:23] de perte de poids. C'était perçu, bien, négativement. Puis là, la diversité corporelle. Puis bon. Fait que je dis Kilo avait une image un petit peu négative. C'est juste la perte de poids. La fameuse balance. Oui, la fameuse balance. Oui, je comprends. Et pourtant, mes produits répondent aux besoins des gens pressés qui sont pas nécessairement en perte de poids. Et ça, ça marche. Parle-moi un petit peu tes produits parce qu'on en voit de plus en plus. Bien, je sais pas. L'offre, je sais pas jusqu'à quel point elle est large.

[00:10:53] Mais je sais qu'on les voit dans des... Moi, je les vois dans les supermarchés. Fait que je me dis, dans le fond, t'as progressé. Puis je sais que tu me disais, c'est quasiment à travers du désert, de réussir à se faire accepter, de réussir à rentrer puis de se réussir à rester. Mais là, si tu ressignes puis t'es là puis t'en mets de plus en plus, je pense que t'es chez Maxi, est-ce que je me trompe? Oui. Mais c'est un des plus gros. C'est un des plus gros, là. On se compte pas de peur. Au Canada, c'est Maxi. Puis au Québec, c'est Maxi. Au Québec, c'est Maxi. D'ailleurs, ils ont été votés la bannière

[00:11:21] préférée des Québécois. Mais c'est President Choice que moi, j'ai toujours adoré. Les produits congelés, ça fait longtemps, je te le dis. Moi, après le choix du président, ils ont vraiment des bonnes choses dans le congelé. Fait que toi, t'es là-dedans. Fait que s'ils te prennent, c'est parce que t'es bonne. Me lui pleut. T'es d'accord? Oui. Écoute, j'ai travaillé fort. Honnêtement, je vais dire l'histoire de Maxi. Ça fait 10 ans que j'essayais, que j'y vivais. Puis bon, ben oui. Ben oui. Puis que ça marchait jamais. Puis là, à un moment donné, j'ai appelé un des décideurs

[00:11:49] puis j'ai dit, donne-moi-t-on une chance. Ça fait 10 ans que j'essaye. Puis là, il dit, OK, on va faire un pilote. Donc, on a ouvert au Mont-Saint-Hilaire un pilote. Ça a super bien été. Les ventes incroyables. Puis là, on dit, oui, mais c'est parce que Saint-Hilaire, c'est un petit peu plus aisé. On va essayer Saint-Jérôme. Saint-Jérôme, spectaculaire comme vente. Ouais. Fait que là, on essaie un autre pilote. Là, je suis passée d'un pilote, deux pilotes, trois pilotes, 10 magasins, 29 magasins. Toujours des résultats spectaculaires à 100 magasins pour faire le grand saut

[00:12:19] il y a deux mois à 173 magasins. Et puis là, même le bureau chef à Toronto, là, mon Dieu, c'est quoi ce succès-là? C'est quoi ça, Dr Isabelle? Ça fait du bien. Toi qui as travaillé fort demain, tu dois être fière, là. Ah, bien là, je me dis, ça valait la peine de persévérer. Puis même chose pour Walmart. Écoute, ça fait 10 ans que j'essaie de rentrer. Je suis allée quatre fois à Toronto. Ça ne marchait pas. Ça ne marchait pas. Jusqu'à l'été dernier où je me suis rendue à Toronto pour un concours de pitch pour Walmart

[00:12:49] qui ont invité une 75 entreprises pancanadiennes, 15 Québécois, à présenter. C'était vraiment un concours. On présentait à quatre acheteurs nos produits. Notre offre. Et puis à la fin, il y avait comme, soit ils sortaient, vous avez le deal, le ticket d'or qui nous permet d'entrer fournisseur chez Walmart, ou soit, meilleure chance la prochaine fois. Donc, assez stressant, merci. Et colline. Puis ça se passe comment?

[00:13:18] Tu arrives dans une salle, ils sont là, puis merci, bonjour, puis allez-y. Puis avec tes produits dans un plat, ou comment ça marche? Oui, bien là, j'ai fait goûter mes produits, mes produits prêts à manger, mes muffins, mes biscuits, j'ai cuisiné tout ça. Tes gros vendeurs, j'imagine, je me trompe-tu, là? T'as dit y aller avec ce qui marche le plus. Mais t'es pas folle à temps plein. Ce qui marche le plus. Fait que je vais goûter ça. Puis écoute, à la fin, bien, let's go. Vous avez le ticket d'or, donc vous êtes fournisseur de Walmart. Fait que c'est incroyable. Et là, mes produits font leur entrée là, cette semaine,

[00:13:48] dans tous les Walmart Québec-Ontario. OK. Donc, c'est Québec-Ontario, c'est quand même le cœur du Canada, en termes de population. Oui. Le reste, ça viendra peut-être s'ils n'ont besoin, mais est-ce que dans ce que tu fais, comment dirais-je, est-ce que pour eux autres, c'est important que t'offres quelque chose que les autres n'offrent pas, ou encore une meilleure qualité? Parce que dans le fond, on a congé des repas, il y en a d'autres. Je ne sais pas tous les noms, mais c'est au feu. Il y a des compagnies qui sont là plus longtemps. Ils vont chercher quelque chose, entre guillemets, de local, de typique, d'original. Qu'est-ce qu'ils recherchaient?

[00:14:17] Qu'est-ce qu'ils te disaient? Bien, il y a un engouement pour le local canadien. Ça, c'est clair. Les produits américains qui sont là, ils veulent les tasser de plus en plus. Donc, c'est sûr que c'est une opportunité pour moi. Ton timing n'est pas pire pour ça. Oui, je comprends. Deux timings exceptionnels, deux raisons. Le manger local, le canadien. On m'a offert aussi Walmart Canada. D'être partout, partout. Le problème, c'est que pour envoyer mes repas congelés dans l'Ouest canadien… Ça va que c'est une tasse, c'est ça?

[00:14:48] C'est ça. C'est ça. J'arrive pas dans le prix. Ma marge est déjà à 6 % en brut, même pas en net. Et quand j'envoie dans l'Ouest, je tombe en négatif. Parce qu'ils me l'ont offert, le Canada. Parce que je réponds aux besoins de « Proudly Canadian ». Et le deuxième, c'est que depuis janvier dernier, on a le symbole nutritionnel devant les emballages qui indique la présence de la haute teneur en gras. Trop de sel ou trop de sucre ou gras. Mais toi, t'es bonne là-dedans. Ta moyenne doit être meilleure que tout le monde.

[00:15:17] C'est en plein ça. J'ai deux opportunités. J'ai l'opportunité du fait au Canada et l'opportunité, je n'ai pas de symbole nutritionnel sur le devant de l'emballage. Ça, c'est une bonne nouvelle. Mais dis-moi, ça veut dire que si un jour tu y vas, il va falloir que tu aies quelqu'un dans l'Ouest qui fait pour toi les produits à 100 % que tu fais. Une usine qui ferait pour Isabelle Luotte les produits tels que toi. C'est comme si t'envoyais la recette avec tous les détails et les autres le font pour toi. C'est la seule façon. Sinon, tu ne le feras pas. C'est ça, je comprends.

[00:15:46] Tu as vraiment raison. Je suis en train de regarder qui pourrait faire ces repas-là pour moi dans l'Ouest ou est-ce que j'envoie un truckload parce que tu as un 53 pieds avec toutes tes palettes de produits et je stocke là-bas au lieu de faire des voyages tous les mois. Tu aurais un gros voyage, mais tu pourrais les tirer sur les ventes des mois suivants, c'est ça? Exact. C'est les deux options que je regarde pour l'instant pour permettre de rejoindre ce public-là.

[00:16:14] J'ai déjà un beau défi avec une marque inconnue en Ontario de faire lever les ventes en Ontario chez Walmart et je commence aussi chez Longos qui appartient à la famille Sobeys en Ontario le mois prochain. En même temps, étape par étape, toi, tu avances. Pareil, tu ne perds pas ton temps, tu avances. C'est ça. Juste pour clore sur le côté entrepreneurial parce qu'on a bien des questions sur la santé et la nourriture après. Mais mettons que je te demandais, à travers tout ce que tu viens de compter

[00:16:43] ou quelque chose que tu n'as même pas dit, qu'est-ce qui est ton plus gros coup de génie entrepreneurial? Tu dis, ça, ça a changé ma business quand j'ai pris cette décision-là. Bien, ce qui a changé, puis c'est vraiment cette année, puis c'est drôle, hein, parce que l'année passée, je me disais, il me semble que je l'ai amenée jusqu'au bout de cette business-là. Ça fait, tu sais, ça fait 15 ans. J'ai peut-être le tour. Tu t'es posé la question. Oui, je me suis posé la question. J'ai lancé mes cosmétiques il y a deux ans. Est-ce que je devrais comme laisser tomber la business? Est-ce que je devrais la vendre?

[00:17:12] Parce qu'on dirait que je pivote, tu sais, plus 5 %, moins 5 %. Je n'arrive plus à avoir un levier. Puis moi, je suis très stimulée par la croissance. Puis là, je me suis dit, bien, je vais donner un dernier coup au cas où que je suis encore capable de l'amener plus loin. Et mon dernier coup, après, tu sais, tout a explosé. Puis là, je me disais, c'est quoi mon meilleur coup? C'est d'avoir persévéré puis de dire l'été dernier, je relance pour une dernière fois le groupe Lobla avec Maxi.

[00:17:42] Je relance, bien là, j'ai eu Walmart, tu sais que j'étais conviée à l'événement. Je pense que c'est les deux plus gros dans l'alimentation. On parle beaucoup de Costco, mais en termes de volume, c'est parce que Walmart est tellement gros, tellement présent partout que là, tu ratisses plus large, c'est sûr. Bien oui, puis j'ai signé Costco aussi. Je rentre la semaine prochaine. Bon, tant qu'à faire. Est-ce que tu penses qu'un et l'autre se surveillent? Tu sais, quand tu rentres à une place, mettons que toi, tu rentres chez Maxi, c'est l'aube là, c'est le choix du président. C'est plus gros au Canada, ce n'est pas compliqué en termes canadiens. Fait que tu rentres là, les autres doivent, tu sais,

[00:18:12] quand ils savent que tu es dans le collimateur, ils vont dire, attends, on va regarder ça, Isabelle, lui, votre Christi, si Maxi le brille doit. Mais ça doit jouer. Ah, écoute, tu as vu juste, je suis tellement sollicitée et par des courtiers qui veulent me représenter alors que j'avais de la misère à me trouver des courtiers il y a trois ans. Tu as 4 %, mais tu vas leur donner 2 % pour le fun? Ben non. Ben justement, les courtiers, tu sais, qui avant disaient, non, moi c'est un prix fixe, 5 000, tu n'as pas assez de chiffres d'affaires, 5 000 par mois, sinon rien.

[00:18:40] Et là, il me court après les courtiers, je n'ai jamais eu ça. Et les autres bannières m'appellent. Hé, comment ça, j'ai juste 5 produits puis le concurrent, il en a 10, j'en veux 10 moi aussi. Écoute, c'est vraiment… C'est un beau problème, là, tu as un beau problème. Le vent tourne. J'ai envie de dire, hé, enfin, ça pour ma fin de carrière, mais je ne veux pas prendre ma retraite parce que je suis workaholic, mais tu sais, c'est comme le vent tourne, enfin. Enfin, oui, parce que tu n'aurais pu démissionner avant.

[00:19:09] Oui, oui, vraiment. Tu sais, j'étais comme, bon, bien là, on va arrêter ça, je travaille trop puis il n'y a plus de croissance puis on laisse tomber. Donc, voilà, là, je suis encore très motivée. Y a-tu… Je sais que tu es assez transparente, c'est pour ça que je te pose la question. Y a-tu une erreur qui t'a coûté vraiment cher dans ce périple-là de l'alimentation? Des mauvais partenariats, ça, vraiment, j'en ai eu. Des mauvais contrats, des mauvais partenariats, quelqu'un qui est parti avec mes recettes,

[00:19:39] qui a lancé ses trucs de son bord. Ça arrivait tant dans mes cosmétiques que dans ma gamme alimentaire, tu sais, des contrats pas assez protégés. Je comprends. Sa confiance au monde? T'es une fille naturellement ouverte? C'est ça. OK. Oui. Je suis… C'est ça. Malgré que j'ai un sens des affaires, je reste… Comment on dit ça? Le mot ne me vient pas en tête, là. Naïve. Naïve un peu. Oui, c'est ça. Je reste… Tout le monde est les fins, là. Oui, c'est ça. Oui.

[00:20:09] Je te dirais que dans ma carrière, moi, j'ai travaillé… Mais sais-tu, j'avais recommencé sur plusieurs me demandes. J'ai fait 40 ans de radio puis je fais encore des podcasts. Mais on me dit… Mais j'ai dit, moi, j'ai toujours fait confiance aux gens. Ça me nuit à quelques moments stratégiques, dont la fin, la fin vraiment. Mais je te dirais, si j'avais recommencé, j'ai tellement eu de plaisir à travailler avec des gens à qui je faisais confiance, qui m'en ont donné beaucoup, qui m'ont aidé à être meilleur. Fait que je ne changerais pas ça. Je pense que tu dirais probablement la même chose. La même chose. Tu n'as pas aimé ça, mais tu as fait tellement de belles rencontres. Tu as fait des choses qui ont marché. Tu as eu, tu sais,

[00:20:39] tu as eu confiance en des gens qui t'ont fait confiance aussi. Oui, puis on apprend de ses erreurs aussi. On dit, la prochaine fois, je vais faire mieux. Tu sais, tous les défis qu'on a dans la vie ou en affaires, à chaque fois, c'est une source d'apprentissage. Tu sais, les erreurs nous poussent à se corriger, à mieux s'entourer. Puis la prochaine fois, on fait toujours mieux. Moi, je pense que ça va être très inspirant pour ceux qui nous entendent aujourd'hui. Je vais pousser ça beaucoup, l'aspect… Allez voir comment ça a été difficile. Tu sais, on le dit souvent,

[00:21:08] il n'y a rien de facile dans la vie, puis des échecs, mais c'est vrai. C'est vrai. Tu ne peux pas avoir un long fleuve tranquille, tout va bien tout le temps. Ben non. Ben non. C'est constamment se relever, puis c'est comme ça qu'on devient plus fort aussi, puis qu'on pense, on est en mode solution. Dans l'entrepreneuriat, on est beaucoup toujours en mode solution. On dirait qu'on a des feux à éteindre tous les jours, puis il y a toujours des urgences. Regarde, en cosmétique, je viens de perdre une batch que je viens de produire et que finalement, les tests microbios

[00:21:37] n'étaient pas corrects. Ben, on jette la batch et 30 000 $ dans la poubelle, puis on se relève, puis c'est ça. Bon. OK. On va décortiquer ça un petit peu, si tu me permets. On va parler de la business des repas santé. On a parlé, on a éfleuré tantôt. Ton offre de repas congelés santé, est-ce que ça part d'un besoin ou d'une opportunité d'affaires? Ben, à la base, ça part d'un besoin. Donc, les clients qui disent, j'ai pas le temps de cuisiner. Et voilà. Mais depuis janvier, c'est devenu une opportunité de dire, je n'ai pas de symbole nutritionnel,

[00:22:06] je suis fabriquée au Québec, donc parfait pour m'étendre au Canada avec cet esprit de vouloir manger local, la fibre, je veux manger québécois, aliment du Québec, donc je suis certifié aliment du Québec. Donc, les deux, je te dirais, mais à la base, c'est vraiment répondre à un besoin. Dis-moi, est-ce que les Québécois mangent vraiment plus santé, tu penses, en général? Non. Moi, je dirais... Est-ce que tu mens... Excuse-moi, je veux donner une parenthèse. Est-ce que tu mets là-dedans

[00:22:36] l'inflation galopante qui fait que les gens font des choix? J'imagine que oui. Oui. Ben oui. Avec l'inflation, 7 % en moyenne, beaucoup ont vraiment du mal à faire l'épicerie, le coût du logement aussi, puis ça serait le fait dans le panier d'épicerie. Beaucoup moins de fruits et de légumes. Il y a une étude qui est sortie cette semaine justement au Québec. Il y a juste 28 % des Québécois qui mangent 5 portions de fruits et légumes par jour, qui est comme le minimum

[00:23:05] pour la santé. Parce que les fruits et les légumes, c'est cher. Tout est cher, Isabelle. Excuse-moi, mais moi, quand je vois mon plat de margarine à 9,40, je fais le saut. Je payais ça 4 pièces et demie il y a 3 ans. Je me dis le beurre, des produits de beurre. Je te parle. Le pain, on payait un pain et une pièce et demie. Tu le sais. Tout est cher. Je sais que les gens font des choix. Souvent, les produits d'appel, ce qu'on appelle les « lost leader », les épiceries, c'est deux sacs de chips pour 4 pièces.

[00:23:35] La liqueur 2. Tu sais comment c'est? Oui, c'est ça. Ils n'ont pas le rôle que toi tu as. Tu essaies d'avoir quelque chose qui est lié à ta carrière au fait que tu sois docteur de santé. Tu ne pourras pas, je ne te vois pas, les alternatives. Oui, mais lancer des chips bien gras et bien salés, ça pourrait être toi. Ben non, c'est ça. Est-ce qu'on mange plus santé? Je dirais qu'en général, les Québécois mangent plus transformés. On dirait qu'il y a moins de temps dans la cuisine. C'est drôle parce que j'ai fait

[00:24:05] avec mon livre « Stop au sucre » qui a été lancé cette année. c'est beaucoup de cuisine, beaucoup de légumineuses, des aliments qui ne sont pas très chers et les gens qui ont suivi mon livre à la lettre m'ont dit « Peux-tu croire Isabelle qu'en cuisinant avec ton livre, je sauve 80 $ d'épicerie par semaine? » Arrête. Oui. Ils sont moins dans la viande des protéines qui coûtent plus cher? Voilà. Moins de viande. Évidemment, tout est fait maison fait qu'il y a moins d'aliments,

[00:24:34] il n'y a pas de pizza congelé, il n'y a pas d'aliments transformés, on cuisine tous les repas fait qu'à partir et on mange moins, on va se le dire parce que mes menus sont autour de 1700 calories fait que c'est sûr qu'on ne mange pas 3000 calories non plus. Tu peux faire du poids tout en mangeant bien, c'est ça? Ben oui. Écoute, avant qu'on rentre en podcast ensemble en balado, j'ai une cliente qui était là de ma cohorte « Stop au sucre » elle dit « Isabelle, j'ai perdu 25 livres

[00:25:02] et puis ça me coûte moins cher qu'avant. » Ben ça, c'est les plus beaux cadeaux de dire « Hey, j'économise mon panier d'épicerie. » Par contre, il y a des lentilles, il y a des pois chiches, il y a des fèves rouges, il y a des aliments qui ne sont pas très chers sur le marché. Puis souvent, comme on a un menu à suivre, on travaille avec les fruits surgelés parce que les fruits surgelés c'est une façon d'économiser, tu n'as pas de pertes. Moi, j'achète beaucoup. D'ailleurs, je les regarde tout le temps parce que oui, tu n'as pas de pertes puis c'est bon. Moi,

[00:25:31] il y a du maïs. Le maïs surgelé, je fais des soupes, tu sais quand je suis monsieur souple. Oui, oui. Des petits pois verts, moi, c'est drôle. Des petits pois verts, c'est drôle parce que quand on va en Europe, je sais que tu voyages, mais quand on va en Europe, surtout dans le sud de l'Europe, tu te rends compte que dans à peu près toutes les salades, il y a tout le temps des petits pois verts. Je dis, mon Dieu, nous autres, tu as les pois verts pas mangeables dans des boîtes trop mouillés, mougis. Mais là, quand tu achètes du congelé, tu mets juste un petit peu d'huile d'olive. T'as barcé les pois, j'ai le cœur.

[00:26:01] Je suis tellement d'accord avec toi, mes deux légumes préférés congelés, c'est les pois verts et le maïs. C'est incroyable. Tu te fais un chili, même végé, tu peux mettre du maïs, c'est vraiment bon. Dans du riz, tu tires ça là-dedans, mettre un peu de légumes, c'est bon. Le pois verts avec un risotto, malade. Dis-moi, dans tes produits congelés ou dans les produits congelés, qu'est-ce qui cartonne le plus, les deux, trois affaires qui marchent le plus, que les gens achètent le plus? Mon poulet General Tao,

[00:26:32] qui n'est pas frit, qui est moins sucré, et mon poulet Teriyaki. Je te dirais, c'est pas mal les deux plus grands vendeurs qu'on a dans des produits, entre autres chez Maxi, Super C Métro, oui. OK. La compétition, dans le fond, est-ce que toi, tu regardes ça ou tu fais tes affaires à toi? Il y en a de la compétition. je regarde beaucoup, beaucoup. Cool. Je fais un benchmark de tout ce qui se fait en ligne, le goût ou encore le coût? Tu regardes tout? Le coût, le goût. Je regarde le prix, le goût, est-ce que l'abonnement est obligatoire,

[00:27:01] la quantité. En épicerie, à chaque fois que je présente un détaillant, avant, j'ai fait mes devoirs, donc je suis allée voir, que ce soit au Walmart, Costco, peu importe, je suis allée voir qu'est-ce qu'il s'offre, à quel prix, le prix aux 100 grammes, parce qu'il y en a des fois, c'est des quantités de 250 grammes, moi, je fais 350 grammes, même ma barre protéinée que je lance chez Costco dans deux semaines, bien, j'ai tout comparé les barres protéinées du marché, tant pour la valeur nutritive que pour le prix,

[00:27:30] et j'offre la meilleure valeur nutritive pour le même prix. Fait que, tu sais, un acheteur qui reçoit ça, voici les produits que vous avez chez vous, j'ai la meilleure note sur Yuka, j'ai la meilleure liste d'ingrédients, je n'ai pas d'édulcorant, pas d'huile de panne, et je vous offre la barre à 1,33. Non, non, mais comment résister à ça? Ça a marché. Est-ce que les gens, à ton avis, lisent autant les valeurs nutritives ou ils achètent à l'instinct et au prix maintenant? J'ai l'impression

[00:27:59] qu'on a viré plus vers le prix. Oui, le prix, c'est le facteur numéro un. La décision d'achat se prend en 7 secondes si tu veux acheter un nouveau produit, c'est très, très vite. C'est pour ça que le symbole nutritionnel devant les emballages, mais qui existe en Europe avec un score, un Nutri-score qui existe au Mexique. Les couleurs, je pense que c'est les couleurs, plus jaune, plus rouge, c'est ça. Rouge, c'est dangereux, puis bleu et vert, c'est beau. Non, non, c'est simple,

[00:28:29] mais notre produit, c'est assez clair. Nous autres, quand tu vois trop de sucre, c'est clair et net. Moi, je trouve que ça a un impact. C'est ça. Ça a un impact et ça a été prouvé. Justement, en France, ça change le comportement d'achat. Au Mexique, il y a énormément de diabétiques, il y a énormément d'obésité, ça change le comportement d'achat aussi. Donc, c'est ce que la majorité des gens regardent, le prix et le symbole nutritionnel. Maintenant, tu as toujours le 10 % qui va plus loin,

[00:28:59] qui tourne. Les gens qui vont magasiner davantage chez Avril, chez Tau, c'est sûr que là, c'est des gens qui vont plus loin, qui regardent, c'est-tu biologique, c'est quoi les ingrédients, c'est quoi le score sur Yuka. Mais je te dirais, la majorité des gens aujourd'hui, en 2026, c'est clairement le prix. Absolument. Ton plus grand défi aujourd'hui, en parlant des repas, est-ce que c'est produire ou vendre? Vendre, c'est important parce que tu dis que ça a changé ta compagnie, mais produire,

[00:29:29] c'est un problème. Est-ce que tu es obligé d'agrandir? As-tu des fournisseurs? Comment ça marche, ta production? Tu ne fais pas ça dans ton bureau? Non, c'est ça. Je te dirais, les deux, c'est un défi de vendre dans le WIS canadien. C'est un défi avec le transport, mais le défi de produire a été vraiment un enjeu avec la croissance. On a dû ajouter des chiffres de soir, des chiffres de week-end. Pour donner une idée, avant, j'achetais 5 000 plats, maintenant, j'en achète 30 000. Oh, OK.

[00:29:58] Par saveur, c'est un enjeu énorme sur le fonds de roulement. Je vais donner un exemple. Je rentre chez Costco dans deux semaines, mais moi, mon 500 000 $ que j'ai payé à mon fournisseur, je l'ai payé il y a deux semaines, tu comprends? Tu n'as pas de revenus encore de ça. C'est ça que tu dis, ça va prendre un mois minimum. Ça va prendre deux, trois mois. Le 500 000, tu le prends où? Heureusement, je pense que ta croissance

[00:30:28] fait que les banquiers, les gens qui tu tiennes savent que tu ne t'en vas pas dans le mur non plus. Exactement. Par chance, par chance. Oui, oui, exactement. C'est ça, de jongler avec une croissance importante, un fonds de roulement critique. Chaque jour, moi, c'est, OK, qui je peux payer aujourd'hui? Et ça, je n'étais pas de même avant, mais aujourd'hui, c'est vraiment, je suis en mesure de payer qui aujourd'hui? C'est vraiment une gestion. Absolument. Écoute,

[00:30:57] je comprends que l'habitude puis l'expérience fait que tu es mieux organisé. Heureusement, je te dirais, mieux organisé, tu es mieux entouré. Tu as combien de monde avec qui tu travailles tous les jours? C'est-tu 15 personnes? Tellement peu. Vous n'êtes pas tant que ça, OK. Cinq personnes. OK, c'est des fournisseurs. Le reste, tu travailles avec des gens qui déploient leurs talents pour te donner les services que tu payes. Moi, je n'ai pas d'usine. Alors moi, je travaille avec une usine fédérale parce qu'on vend partout au Canada. Donc, j'envoie des PO,

[00:31:26] j'envoie des bons de commande. Tu sais, c'est mes recettes, mais elles sont produites ailleurs. Donc, c'est beaucoup de logistique et tout ça. Mais je veux dire, la production, j'ai hésité à acheter des usines. J'ai encore eu une offre d'une usine hier puis je me disais, off, je m'embarque-tu là-dedans? Mais à 33 ans, tu l'aurais peut-être fait. Oui. Tu es d'accord que là, ce n'est pas le temps? Je suis d'accord. À mon avis, moi. Oui, oui. Je ne veux pas m'embarquer dans acheter une usine à 5 millions puis on recommence. Non. Moi, j'ai un modèle d'affaires

[00:31:56] qui est… Ça marche. Tu sais, ça marche. Je veux dire, j'ai 15 fournisseurs différents parce que je fais faire mon chocolat à Québec, à Stoneham. Je fais faire mes tartinades au chien à Québec également. Je fais faire mes bars à Château-Guy. Donc, j'ai des fournisseurs différents, chacun dans leur domaine. Parfait. Parlons de l'alimentation. Est-ce que manger santé, c'est un luxe en 2026? Si on cuisine tout, je vous le dis, ça coûte moins cher. Mais les aliments de base… Si on achète tout,

[00:32:26] c'est sûr que c'est pas mal plus cher. Voilà. À partir du moment où tu achètes une viande déjà marinée, un pâques qui est déjà mariné, un fromage qui est déjà râpé, déjà, on ajoute des additifs, de la cellulose, etc. En plus, c'est une étape de plus, une main-d'oeuvre de plus. Ça coûte plus cher. Du gruillot en sachet, bien plus cher que du gruillot en vrac. En plus, souvent en sachet, il y a du sucre ajouté. Complètement. Donc, vous voulez économiser,

[00:32:54] n'achetez pas des yogourts individuels, vous achetez des yogourts en gros format, vous achetez des marques maison, vous achetez des produits qui ne sont pas déjà marinés, pré-coupés, des salades de carottes déjà râpées, c'est plus cher. Des poireaux déjà émincés, c'est plus cher. Donc, c'est de développer des trucs, mais ça prend du temps parce que pour réduire le coût du panier d'épicerie, il faut cuisiner. Souvent, ce que j'entends de femmes ou d'hommes qui sont autour de moi

[00:33:24] et qui font à manger et qui décident, souvent, ils se prennent un bloc de temps. Est-ce que c'est le dimanche matin, dimanche après-midi, un, deux, trois heures où ils font vraiment à manger? On part du poulet, des choses, puis ils font des repas. Incroyable. Parce qu'ils se rendent compte qu'au day to day, tu ne sais jamais ce qu'il va y avoir au bureau. Tu es retardé d'une demi-heure, trois quarts d'heure. Tout le monde attend pour manger. C'est un stress épouvantable. Tu es poigné dans le trafic. Il y a un accident. Tu n'es pas capable de faire à manger. Ça finit tout le temps. Commande-toi, Hubert, pizza. Tu ne veux pas ça. T'enblins ça. Il faut que tu t'organises.

[00:33:53] Il faut vraiment… Je ne sais pas si c'est ça que tu entends, mais il y a beaucoup de gens qui font des blocs de temps où ils se font à manger pour la semaine. Oui, du meal prep, la préparation d'avance. Une grosse soupe, on parlait de ça tout à l'heure. Moi aussi, tous les dimanches, une soupe aux lentilles, à riz, coco, peu importe, une soupe au restaurant, une soupe aux légumes. De faire d'avance des muffins au son, de faire d'avance des choses pour gagner tout ça. Tu as des bons dépanneurs et tu gagnes du temps, effectivement. Oui. C'est important. Là, c'est un sujet majeur,

[00:34:22] mais on a déjà évoqué un peu. Je sais qu'avec toi, ça fait très longtemps. Je ne veux pas nous vieillir, mais ça fait 15-20 ans qu'on fait des chroniques. Je me rappelle, je t'ai toujours dit ce que je disais à mon nom, si un jour, il y a une pilule pour maigrir, les gens vont l'apprendre. Là, j'en arrive à Ozampic parce qu'au départ, c'est la piqûre pour les gens qui ont un problème de diabète. On sait. Mais on apprend avec les recherches récentes. C'est un peu étonnant, mais en même temps, ça explique l'intérêt. Autrement dit, on arrive à une affaire, une solution plus simple que de faire du sport,

[00:34:52] bien manger et tout ça. Je ne suis pas en train de dire que c'est la solution parfaite, mais moi, je ne suis pas surpris. Je suis certain que tu n'es pas si surpris de voir l'impact démesuré d'Ozampic et les dérivés. Oh! Les analogues GLP1 pour glucagon, light peptide 1, c'est fou. Mécanisme d'action, d'abord, ça ralentit le vidange gastrique, ça coupe l'appétit et ça coupe les impulsions, le désir de manger

[00:35:21] des aliments riches en sucre et en gras. Mais, bon, on a vu la médication autour de l'obésité au fil des années. On finissait toujours par trouver tellement d'effets secondaires qu'il y a même des produits qui étaient discontinués. On a eu l'Orlista qui empêchait d'absorber du gras, mais ça donnait des diarrhées, des selmoles, c'était atoré, ce n'était pas magique. On a eu d'autres médications qui créaient de l'hypertension pulmonaire, des décès

[00:35:51] qui ont eu lieu dans les années 60-70. Là, arrive l'Ozampic, ça a l'air miraculeux. Effets secondaires, oui, nausées, gastro-intestinaux essentiellement, mais il y a quand même eu des cas de pancréatite, il y a eu des cas quand même beaucoup plus graves et il y a une grosse partie de la perte de poids qui est une perte musculaire. Ça aussi, c'est un gros point d'interrogation. On dit, oui, premièrement, c'est ta vie parce que si tu arrêtes, tu reprends tout le poids. Deuxièmement,

[00:36:19] c'est une chute de muscles. Les muscles, c'est tellement important surtout en vieillissant. En vieillissant, surtout en vieillissant. en vieillissant, on veut éviter un phénomène qu'on appelle sarcopénie. Bref, on voit des beaux résultats, mais je suis un peu métigée parce que souvent, les gens ont comme, mettons, ils veulent perdre 20 livres et ils demandent à leur médecin un analogue GLP1 parce que c'est comme une solution un petit peu plus facile. Oui,

[00:36:49] la simplicité, la facilité, c'est sûr. Mais c'est ça mon point. Je ne suis pas en train de dire que c'est bon. Mais je sais qu'il y a des menteurs dans la salle et je sais que moi, j'ai dit ça et je continue à le penser parce que les médecins ont l'air d'être assez lous pour en donner. Au départ, c'était juste pour les gens qui ont du diabète. Aujourd'hui, le diabète est le dos large avec tous les dérivés qui s'en viennent beaucoup moins cher, cinq fois moins cher qui s'en vient en pilule. Incroyable. Au lieu de la piqure une fois par semaine à 400 piastres, on va recevoir des pilules à à peu près 75 piastres. Plus facile,

[00:37:18] moins cher. On voit des gens... Moi, j'ai été surpris, je vais te le dire. On est au début de l'été, pas encore à l'été, mais on est au début, mettons, fin du printemps 2026 et en en parlant autour de moi, j'ai trois, quatre personnes qui m'ont dit « Ah oui, je prends ça. Ah oui. » Là, je me rends compte, c'est encore plus invasif que je pensais. Ah, vraiment. Sais-tu quoi? Maintenant, l'obésité est définie par même le Collège des médecins,

[00:37:48] l'OMS, comme une maladie. À partir du moment où tu dis l'obésité, ce n'est plus comme avant un facteur de risque des maladies comme le diabète, maladie cardiovasculaire, à partir du moment où la définition sur une maladie, tu le traites comme une maladie. Et le traitement d'une maladie, c'est quoi? L'opération, la chirurgie bariatrique ou la médication. Fait que c'est comme si les habitudes de vie deviennent secondaires dans le sens où tu dis « C'est une maladie, on traite médicaments ou chirurgie. »

[00:38:18] Alors qu'on oublie le travail, premièrement, en prévention. Les enfants d'aujourd'hui qui mangent mal, qui sont diabétiques, qui ont un foie gras non alcoolique, qui ont 7, 8 ans, ils n'ont déjà aucun sens à cet âge-là parce qu'ils mangent mal, parce qu'ils ne bougent plus. Tu sais, je trouve qu'on fonce dans un mur à ne pas dire « Attends, la prévention, c'est la clé, donc travaillons sur notre jeunesse. » Et deuxièmement, avant de prescrire une chirurgie ou de prendre une médication, travaillons

[00:38:47] sur les habitudes de vie. ma crainte, je l'ai dit, peu importe la raison, parce que toi, mettons que tu seras la raison, puis moi, je suis l'observateur de tous les phénomènes sociaux, moi, j'ai dit que ça va devenir, à mon avis, assez rapidement, comme les pilules pour la pression et le cholestérol. tu vas avoir des gens qui vont prendre les droits. d'office. Ah oui. En même temps, je parlais avec un médecin et j'ai dit, ils ont dit, il y a des risques parce que c'est assez récent, donc on ne connaît pas tous les effets. Par contre,

[00:39:18] cette personne à qui je parlais, parce que mon fils est étudiant en médecine, puis ce n'est pas lui qui m'en a parlé, mais je sais que c'est un sujet qui est très important, surtout dans leur préparation, puis ils disaient que malgré ce qu'on pense, ils ont découvert que ce médicament-là a aussi une fonction positive sur la prévention des maladies du cœur. Imagine-toi, ceux qui veulent donner, puis ça, c'est vrai. Donc, c'est un, entre guillemets, un bon médicament. Le drame qu'ils vivent, c'est que les conséquences sur le corps humain, on ne les connaît pas encore. C'est trop récent.

[00:39:48] Oui. Je suis vraiment d'accord avec ça. C'est ça. L'affaire du cœur, c'est nouveau, mais c'est un élément de plus pour, entre guillemets, ceux qui hésitent, pour le cœur, prévention du cœur, ce n'est pas mauvais. Tu peux te donner bonne conscience en prenant ce que tu veux. Effectivement, j'ai vu cette étude-là aussi qu'il y aurait des bénéfices, mais je me disais, est-ce que les bénéfices découlent de la perte de poids parce qu'on sait où c'est indépendant de la perte de poids parce que quand tu as une perte de poids significative, tu as déjà de grands bénéfices sur la santé cardiovasculaire. Mais toi,

[00:40:18] mettons une femme arrive dans ton bureau et elle pèse 376 livres. Ça se peut utiliser aujourd'hui, il faudrait que vous perdiez au moins 150 livres pour qu'on puisse travailler. Tu pourrais peut-être vous dire, allez voir votre médecin, pour vous, pour un bout de temps, il faudrait qu'on perde du poids et après ça, on mettra en place un programme où on va vous aider, vous accompagner. En parallèle. Tu comprends? Oui, c'est ça. Mais quelqu'un qui veut juste perdre une petite bédaine de 15 livres, ça me semble, démesuré, tu es capable de faire ça en un mois ou deux à faire attention. Je ne sais pas. Exactement.

[00:40:48] Moi, c'est ça. IMC de plus de 30, tu as des facteurs de risque, il faut que tu perdes du poids parce que ton diabète est hors contrôle, etc. Absolument. C'est une façon plus facile que de dire qu'on change tout et puis dans deux ans, tu sais, ta santé est à risque donc on va agir plus vite, c'est parfait. Mais si on parle de 15-20 livres, on est capable de le faire autrement, honnêtement. Ce n'est pas 100 livres, ce n'est pas pareil. Non,

[00:41:17] mais même quand tu regardes les résultats des analogues GLP1, des fois, c'est 50 livres par année, mais 50 livres par année, c'est une livre par semaine. On est capable de faire ça avec l'alimentation, honnêtement. Oui. Est-ce que tu penses, je sais que tu en fais moins clinique comme tel, mais les gens avec qui tu travailles, tu es quand même très proche de femmes et d'hommes qui travaillent pour toi et qui rencontrent des clients potentiels. Est-ce que les clients, on commence à avoir des clients abandonnés les approches traditionnelles pour s'en aller vers les solutions plus faciles? Ça doit, je me jure un peu. Ah oui, oui, oui. Il faut être honnête.

[00:41:47] Il faut être honnête. Câline. Surtout avec le prix que c'était aux injectables. Il y a un marché noir. Il y a du monde qui achète ça et on ne sait même pas ce qu'il y a dans la seringue. Ça, c'est terrible. Ma crainte, Isabelle, je vais te le dire, vu que tu es docteur en nutrition, ma crainte, c'est qu'on est en train de médicaliser un problème de société. C'est exactement pour faire le parallèle avec obésité-maladie. Exactement.

[00:42:16] Donc, c'est devenu justement plus un problème d'habitude de vie. Mais c'est une maladie qui fait qu'on le traite, on est curatif et on le traite avec un médicament. C'est vraiment un changement de vision totale de l'obésité. Dis-moi, je change de sujet, je m'envoie sur les médias parce que c'est une figure publique, image publique. Être partout dans les médias, c'est un avantage ou une pression que toi, tu as encore? Bien, je te dirais les deux. Oui, les deux,

[00:42:46] je suis d'accord. Je suis comme chanceuse souvent. Je me dis, oh mon Dieu, 23 ans, salut mon jour, 25 ans dans le journal de Montréal. Je me sens privilégiée d'être encore dans les médias mais en même temps avec maintenant les réseaux sociaux. Écoute, il n'y a pas une fois où je ne fais pas une chronique où il n'y a pas, oh, es-tu mal maquillé aujourd'hui? Oh mon Dieu, qu'elle a fatigué aujourd'hui. Oh mon Dieu. Écoute, les gens sont méchants, méchants. Elle a de quoi changer dans la face. Elle a dû se faire mettre de... Oui,

[00:43:16] c'est ça. Écoute, non, mais ça n'a pas de bon sens comment le monde se permet des commentaires. Méchant. Méchant, méchant, méchant. Je lui ai dit, bon, la dernière fois que je suis à ça le bonjour, j'ai eu tellement de commentaires méchants sur mon maquillage. Bon. Bon, ben là, ben là, ben là, ben là, ben là, ben là, ben là, ben là, je me suis maquillé avant d'arriver en onde quand même. Elle n'a pas dormi de la nuit, elle a dormi encore de linge. C'est ça,

[00:43:46] plein d'affaires de même. Puis là, tu te dis, hey, écoute, ben tu sais, c'est un, c'est difficile de vieillir à l'écran parce que, tu sais, les caméras HD, T'as pas 21 ans et on sait c'est quoi. Ben voilà, j'ai pas 21, j'en ai 55, je suis encore en onde. Mais pourquoi se permettre, tu sais, j'ai dit, ah, j'espère, moi, je réponds toujours, merci, je suis contente de savoir que mon contenu vous a intéressé. Pourquoi? C'est la meilleure réponse. Pourquoi commenter le look, l'habillement, tu sais, je comprends pas, moi,

[00:44:15] je suis docteur en nutrition, je livre un contenu. Portez attention au message. Est-ce que, est-ce que la nutrition comme telle, est-ce que les réseaux sociaux ont fait du bien ou du mal parce qu'il y a une démocratisation mais en même temps, il y a un défoulement, un défoulement assez fou. Toi, là, on parle de ton image à la télé mais en général, les réseaux sociaux, le monde, d'abord, ils ont des faux noms, des faux comptes. Ah, t'es rire. Moi, je retournerais en arrière, pas de Facebook, pas de réseaux sociaux. Tu vivrais bien que ça? Ah, mon Dieu, oui, oui, les médias,

[00:44:44] on retourne aux médias traditionnels, on oublie les réseaux sociaux. Premièrement, je trouve beaucoup qu'il y a trop d'influenceurs. C'est quoi l'avenir des influenceurs? Les pseudo-experts, c'est partout, partout, sur Instagram, sur TikTok, puis des gens qui connaissent rien là-dedans mais qui vont pousser quelque chose par des, comment dirais-je, par des, du goût, tu sais, ils vont dire, cette poutine-là, tu sais ce que je veux dire, je donnerais un 8 sur 10, un 9 sur 10, fait que là, ce qu'on s'en oubliait,

[00:45:13] c'est que ça reste une affaire que tu manges une fois par deux mois, une poutine, ce n'est pas un repas santé. Ben non, ben non, puis il y a un fléau de coach santé sur Instagram, TikTok, pseudo, oui, ben oui, absolument, puis là, ils font la promotion de régime carnivore, ou autre, qui, tu sais, il y a des, juste la viande, ben oui. Oui, oui, oui, puis tu sais, des entraîneurs, puis des M. Mus, qui font ça, puis écoute, c'est, ça m'inquiète tout ce qu'on peut voir. Ils vendent des produits,

[00:45:43] moi j'en connais, qui vendent des pilules, un paquet de pots de pilules, je ne sais pas trop c'est quoi, mais des protéines, des ci, des ça, puis souvent, ils savent, honnêtement, ils ne savent pas tant que ça ce qu'ils vendent, ils veulent vendre. Exact. Parlant de pilules, il y a une dame qui est venue me voir, j'ai tendé, en fin de semaine, oui, c'est ça, elle dit, vous faites l'annonce de Blood Support, qui est un médicament, mais ce n'est pas vrai, on a volé mon image, mon identité, mais c'est vraiment moi, c'est moi dans ma fusée. OK, à l'écran, c'est toi, puis c'est ta voix, puis c'est toi, OK,

[00:46:12] c'est ça. Fait que c'est du deep fake, je pense, bon, et là, elle allait acheter ça, je pense que c'est 300 piastres, elle dit, j'ai vraiment des effets secondaires, est-ce que il faut que je continue? J'ai dit, ma pauvre madame, ça n'a aucun sens, c'est pas moi, c'est pas moi. Écoute, il y a, on a, c'est ça les réseaux sociaux, sur Facebook, on a truqué mon image, on met ça en pub, on fait la même chose avec des endocrinologues qui sont connus,

[00:46:42] et on fait, on vend des produits, full publicité sur Facebook, des affaires qui n'ont pas d'habitude. Avec ton image, ton nom et tout. Oui, oui, et les gens se font prendre, parce qu'encore une fois, ils recherchent la solution miracle. C'est les miracles, Voilà. Puis toi, est-ce que tu, j'imagine que tu ne laisses pas aller, t'es pas la seule, il y a beaucoup de vedettes qui se font faire la même chose. Oui. Y a-tu un regroupement de gens plus connus ou des gens de médias qui surveillent ça? Oui,

[00:47:12] oui, oui. j'ai dénoncé à JE, on a fait un reportage à JE. On a aussi Marie-Claude Barrette qui a pris le dossier parce qu'elle aussi, on s'est fait voler son image, je ne me souviens plus pour quel produit. Mais honnêtement, ils sont tellement forts à JE, je me souviens, on a trouvé une cellule en Russie, tu sais, ce n'est pas des gens au Québec qui font ça. C'est du mondial, oui. Oui, c'est très, très dur

[00:47:41] de les faire arrêter puis on a beau signaler toutes les publicités sur Facebook. Change de nom, change de chose, change de site, il bouge tout le temps. Toujours. Tu penses que ses a trouvés puis ne sont plus là, c'est ça? Ne sont plus là, exactement. Au plaisir. Ça, c'est le côté, c'est plate d'en parler mais c'est un côté décevant de ton image publique. Tu as du bon, évidemment, tu te fais connaître, tu t'es fait connaître, ça n'a pas nuit. Mais en tout cas, là, il te reste des défis ou es-tu nassé, tu as une bonne année? Ah, mon Dieu, j'ai une bonne année

[00:48:11] et là, j'ai des gros défis que, un, c'est quelque chose de listé partout au Canada mais il faut que ça vente, que ça sorte des tablettes. Si ça reste sur la tablette, je finis parce qu'il n'y a pas un autre magasin qui va vouloir me lister si les résultats que j'ai dans les prochains mois ne sont pas bons. C'est-tu stressant quand tu attends ça? Tu as ça quand? Une fois par mois ou comment ça marche les résultats, les ventes en magasin? Au trois mois à peu près. Oh, OK. Oui, oui, au trois mois. Ça, c'est un gros défi. C'est assez long, ça.

[00:48:41] C'est long, c'est long. Mettons que tu vois que ça ne marche pas pantoute après trois mois. Tu dis, je ne sais pas, ça m'énerve. Oui, oui, c'est énervant puis les cosmétiques aussi, c'est pas mal plus de travail que je fais. C'est genre, cosmétiques, on a une meilleure marge que 5%, ça va être facile. Oh, que non, que non, que non. Vraiment des gros défis. OK. Si tu repartais aujourd'hui, est-ce que tu ferais la même carrière? Tu ferais la même chose? Oui, oui, comme toi. tu sais, j'ai pas de regrets.

[00:49:12] J'ai appris, il y a eu des moments plus difficiles, mais tu sais, chaque chose est là pour quelque chose. Fait qu'on, honnêtement, j'ai eu beaucoup de plaisir jusqu'à maintenant et encore beaucoup de plaisir à venir, j'espère. Ben écoute, merci beaucoup. Un bonheur. Oui, ben oui, on se reparle, c'est sûr. On se reparle. Un vieux couple. Oui.