S7: E18 Tout ce que vous devez savoir sur le vin avec Christian Martel
June 04, 202601:02:40

S7: E18 Tout ce que vous devez savoir sur le vin avec Christian Martel

Aujourd'hui, on reçoit notre expert maison en vin, Christian Martel.

On va parler des grandes tendances qui transforment le monde du vin, des nouveaux goûts des consommateurs, des vins sans alcool, mais aussi répondre à toutes ces questions que monsieur et madame Tout-le-Monde se posent devant une bouteille. Température, conservation, cépages, décantation, millésimes : on démystifie tout avec Christian


[00:00:06] Parent et Amis avec Gilles Parent

[00:00:45] C'est vrai, il est sommelier depuis l'époque des Romains ou presque, alors connaît son sourire, célèbre cette année 30 ans de son entreprise, on va en parler tantôt, Christian Martel bonjour Salut Comment vas-tu? Ça va bien, ben oui, c'est un plaisir C'est un classique nous autres de se parler Ben c'est ça écoute, ça fait plusieurs années qu'on collabore ensemble J'ai pas trouvé plus vieux que toi en termes de relations radiophoniques

[00:01:12] On a commencé avec les 20 nouveaux, moi je dirais début des années 90 J'ai commencé avec toi dans le temps de la jeune 92, 93, c'est ça Exactement, c'est ça Fait 35 ans Ouais, 35 ans, ça se peut-tu Mais t'as commencé jeune Oh ben y'a ça, y'a ça, vous aussi d'ailleurs Oui, c'est vrai, quand je disais au monde j'ai commencé à 16, 17 ans, mon dieu, ben oui, on s'est brûlés à travailler fort, mais avec un bonheur, oui, dans l'humour beaucoup, beaucoup quand même C'est une passion aussi

[00:01:42] Tout comme toi avec le vin Exactement, c'est la même chose Écoute, je veux qu'on parle deux secondes des 30 ans de ta business parce que je suis pas certain que tout le monde connaisse ça parce que 30 ans ça fait plus de temps que ça que tu connais le vin et que tu travailles pour la SAQ Oui, oui, oui, oui, moi je travaille, ben écoute, ça fait 42 ans que je travaille pour la SAQ Bon, ok Mais c'est ça, parallèlement à ça, qui n'a aucun rapport avec la SAQ, moi j'ai mon entreprise avec mon épouse en animation de dégustation de vin, puis là-dedans, ce qu'on fait, c'est… Fait 30 ans que vous faites ça C'est bon

[00:02:10] Ben oui, c'est le fun, ben oui, on fait des dégustations à domicile, on va aller aussi pour le corporatif, je fais aussi des textes aussi à toutes les semaines sur Christian Martel sommelier sur Facebook ou à LinkedIn Mais on trouve bien, même sur Google, tu fais Christian Martel 20, puis on trouve tes adresses… Ça sort, ça sort bien Ah oui, ça sort, ça sort bien Absolument, ou sur mon site, que c'est en martel.net, donc, puis aussi, ben écoute, des chroniques radio que j'ai faites avec toi d'ailleurs

[00:02:39] T'en fais un petit peu dans d'autres médias à l'occasion aussi ? À l'occasion, à l'occasion, au 93 de temps en temps, mais pas de façon régulière, c'est ça, t'sais, à un moment donné, là… On vieillit ? On tire partout, puis on vieillit aussi, hein… Mais tu t'occupes de ta business qui va bien, dans le fond, ça que tu dis… Ça va très bien, ça va très bien, puis ça demande beaucoup de temps aussi, mais… Ben parce que chacun… Ben parce que chacun… Mettons, exemple, parce qu'il peut y avoir, mettons, 6 amis, 3 coupes, ça doit être souvent de même, 3-4 coupes un samedi soir, on se fait un souper, puis là, on dit, ben nous autres, on voudrait aller juste des vins rouges, mettons…

[00:03:08] Ben c'est ça… Juste des blancs, juste des rosés, juste… Juste des blancs, juste des blancs… Ben c'est ça, c'est ça, t'sais, puis en même temps, ça peut être un accord mais vin, là, ou encore une dégustation de sépage, t'sais, on commence par le commencement, à connaître ses sépages, ça commence par là…

[00:03:32] Puis tu fais toujours une portion jeu, j'imagine, t'sais, dans le sens aussi de deviner… Ben des fois, tout ça, le monde aime ça, des fois… Ah oui, des fois, des fois, t'sais, il y a pas longtemps, on a fait une à l'aveugle, là, puis c'était tellement drôle, là, parce qu'il y avait une personne qui aimait beaucoup un vin spécifique… Ok… Fait que moi, je saisis la balle au bon, je lui dis, tiens, on fait une dégustation à l'aveugle, on va en mettre un… Non seulement, la personne l'a pas reconnu, elle l'a même pas aimé… C'est un sépage, c'est ça, ou… Non, c'est un vin particulier, là, c'est…

[00:04:01] C'est ça qui est drôle, parce que tu peux dire, j'adore ce vin-là, mais tu le goûtes à l'aveugle, là, t'es plus influencé par le nom, le prix, tout ça, là, t'es obligé de te fier à ton goût… Mais je me rappelle, dans des chroniques, c'est drôle que tu parles de ça, parce que dans des chroniques avec moi, au fil des années, en 30 ans, 35 ans, il est arrivé, t'as dit, j'ai fait des dégustations à l'aveugle, puis… À peu près tout le monde, quelque part dans sa vie, se fait prendre, même les connaisseurs… Tu peux pas ne pas te faire prendre, c'est impossible. Moi, j'ai fait des affaires inimaginables, là.

[00:04:30] Raconte-nous ça, Baptiste. Oui, c'est ça, quand je prends, par exemple, une bouteille de Sancerre, qui est un beau vin blanc, au moins 30 $, j'ai vidé ça dans une carafe, puis j'ai pris un sauvignon, qui était à 12 $ à l'époque. C'est le même cépage, là, j'ai vidé ça dans une bouteille de Sancerre. J'ai passé ça à tout le monde dans mon groupe. OK, c'est toi qui faisais le tour. Il faisait, là, tu sais, j'ai passé ça à tout le monde. Fait que les gens voient Sancerre?

[00:04:55] Oui, on veut ça, puis là, on remplit notre fiche de dégustation, tu sais, dans les tubes, tu sais, puis c'est des gens quand même qui étaient habitués, tu sais. Je m'imaginais les faces du monde après. En tout cas, moi, je me retenais pour pas rire, parce qu'à un moment donné, j'entendais les commentaires, tu sais, « Non, ça, ça paraît que c'est pas du vin à 15 $, ça, là. » Moi, je me disais à moi-même, « Non, non, tu bois pas du vin à 15 $, tu bois du vin à 12 $, tu sais. » Mais t'aurais dû voir, quand j'ai dit ça aux gens, je disais, là, je vais venir être victime d'une supercherie, parce que ce que vous buvez dans la bouteille, là,

[00:05:25] c'est les Jamil à 12 $. C'est pas du Sancerre. T'aurais dû voir les mentons tomber, tu sais. N'est-ce qu'ils y croyaient pas? Tout le monde l'a cru, tout le monde l'a cru, mais tout le monde s'est fait avoir. Tout le monde. OK, est-ce que tu t'attendais à quelqu'un qui disait « Attends, il me semble que l'autre est meilleur, non? » Ça aurait peut-être pu arriver, mais d'un autre côté, ça, là, c'est le conditionnement. C'est fort, ça. Ça, t'es tellement convaincu que c'est du Sancerre, que tu penses que ça ne...

[00:05:52] Là, tu m'amènes un gag qu'on faisait, toi, que t'as connu, puis ceux qui sont plus jeunes aujourd'hui ne savent pas. Les premiers temps, je dirais jusqu'à il y a 25 ans, peut-être, la SAQ, un peu comme à peu près partout, avait des prix sur les bouteilles. Ah oui, oui, oui. T'as des prix sur les bouteilles. Quand tu connais quelqu'un comme Christian Martel, tu sais que tu t'en vas avec des amis, des chums, bien, mettons que tu vas chercher un vin qui, à l'époque, je sais pas, se vend 13 $, puis que tu t'en vas là, puis tu vas le donner en cadeau, tu dis « Mais moi donc, 31 $ » dessus. Fait que là, à la blague, moi, je payais le vrai prix.

[00:06:21] Mais là, il me donnait un petit étiquette, puis de changer l'étiquette, je mettais 31. Là, t'arrivais chez ton chum, « Hé, t'es-tu malade, Gilles? 31! » À l'époque, c'est comme 50 aujourd'hui. C'est ça, c'est ça. 50 $, puis là, il l'ouvrait, puis... Oh, que c'est bon, même affaire. Il surévalue. Donc, tu dis l'influence, ça dit que c'est cher, ça doit être bon. Donc, c'est bon, c'est bon. Tu vas surévaluer, t'es complètement trompé là-dedans. Puis tant qu'être là-dedans, on n'est pas encore dans nos questions, mais tant qu'être là-dedans, il y a un snobisme lié au vin, tu le sais. Ah bien, c'est sûr.

[00:06:49] T'as toujours dans un groupe quelqu'un qui connaît ça plus que les autres. Ah oui, oui. Toi, t'es un vrai connaisseur, parce que c'est ton métier. T'as-tu à en voir qu'il connaît ça plus que toi? J'en ai vu. Bien, j'en ai vu. T'en as entendu? Oui, j'en vois. J'en ai vu. J'en vois encore qu'il connaît ça plus encore. Mais j'en vois aussi qu'il pense qu'il connaît ça. Mais c'est drôle, tu sais. Parce que ceux-là, quand tu fais une dégustation à l'aveugle, t'es entend pas. Mais quand tu fais une dégustation à produits découverts, souvent, il y en a qui parlent beaucoup.

[00:07:19] Je ne dis pas tout le temps ceux qui parlent le plus, mais il y en a qui parlent beaucoup. Mais quand ça tombe à l'aveugle, là, t'entends voler les mouches. Tu sais, c'est normal. À l'extrême, Christian, est-ce qu'on pourrait se rendre à l'aveugle à se tromper de couleur de vin? Bien, de couleur de vin, non. Ça, c'est comment tu dis? Ça te prendrait un verre noir à ce moment-là. Ça existe? Tu peux le faire? Non, mais au goût, mettons que je suis complètement... Je ne vois pas ce que je bois, là. Ah, ça pourrait. Je pourrais-tu me prendre un rosé et un rouge? On pourrait se tromper. Mon Dieu, oui. Ben, c'est du rouge, là, Paul.

[00:07:49] Tu pourrais te tromper même un blanc et un rouge. Si c'est un rouge, par exemple, qui est léger, tu sais, comme un Beaujolais, par exemple. Un moment donné, tu ne sais plus. C'est un blanc ou un rouge, ce n'est pas évident. OK. Si tu ne vois pas la couleur. J'ai à peu près 200 questions. On va commencer sur... On est comme au baseball, on n'a pas de timing, donc il n'y a pas de problème. C'est notre podcast pour lancer l'été, disons-le comme ça. Absolument. Christian, qu'est-ce que tu dirais qui a changé dans le monde du vin au cours des... Regroupons les dix dernières années.

[00:08:17] Il y a sûrement des tendances, il y a des choses qui ont changé. Qu'est-ce qui a changé essentiellement? Moi, je trouve la grosse tendance qui a changé, c'est qu'on assiste à un retour à la finesse. Ah! Tu sais, les gros vins boisés, confiturés, je vais appeler ça de même. OK. Un peu confiturés qu'on avait à l'époque, en Australie et en Californie. Australie et Californie, oui. C'est fini, ça, ce temps-là. Non. Là, maintenant, on est dans la pureté, on est vraiment dans des vins plus fins.

[00:08:45] Donc, le gros chardonnay beurré est remplacé par du chablis. On s'en va dans le chablis. Exactement. Plus sec. C'est une belle façon d'imager, ça. C'est deux extrêmes. Exact. Le mer soleil d'un bord, puis un chablis et premier cru, c'est deux mondes, là. C'est deux mondes complètement différents, mais c'est le même chardonnay. Comme où j'appelle la pâte la modelée parce qu'on peut faire faire ce qu'on veut. Ah oui, c'est vrai. Oui, tu sais, comme tu dis, boisé et fruité, puis en même temps, très sec, aucun bois, petite acidité dans le chablis, c'est ça qui est recherché. La pureté. La pureté. Je comprends très bien ce que tu veux dire.

[00:09:15] Les vins qui sont moins tanniques, on va rechercher vraiment, comme je disais tantôt, le côté finesse, puis c'est drastique, là. Tu sais, le bois, ça appuie la colle. Tu dis apparaît à tous les jours que tu travailles, tu vois le mouvement, là. Ah non, souvent j'entends, ah non, là, il ne faut pas que ce soit boisé, là. Enquêtez-vous pas, ça ne sera pas. Ou beurré pour du blanc, tu sais. Même chose. Malgré qu'il y en a encore qui m'en demande. Ah oui? Mais ça, c'est un problème. Parce que depuis qu'il n'y a plus de vins américains, les tablettes, là. Ah, c'est vrai. C'était surtout la côte ouest américaine. As-tu un vin style mer soleil? Attends une minute.

[00:09:45] J'en ai un. Il vient d'Afrique du Sud. C'est ça, c'est le Constitution Road, là. Oui, c'est vrai. Ah oui, oui, quand même. Mais ceux qui aiment ça beurrer, boiser, là, sont un petit peu malheureux par les temps qui courent. Mais même à ça, même avant qu'on enlève les vins américains, les autres aussi commençaient à s'assager, parce que le bois n'a plus la côte. Il y a moins de demandes pour ça, fait qu'ils font des vins.

[00:10:12] Est-ce que ça veut dire que les producteurs doivent s'adapter au goût général des gens? Au que si. Ça veut dire que, moi, je ne connais pas ça autant que toi, évidemment, mais quand on parle d'un vin boisé, c'est nécessairement dans quoi il va être gardé? Dans les tonneaux. OK, donc on va changer les tonneaux, si on ne veut pas que ce soit boisé, on le laisse moins longtemps? Ou on va mettre des tonneaux usagés, plus, une proportion plus grande, de moins en moins de fûneuf. C'est le fûneuf qui amène quelque chose de boisé. L'essence de bois, quand le fûle est neuf, ça s'envoie dans le vin.

[00:10:41] C'est pour ça que des fois, tu vas lire des rapports de fabrication. Tu vas avoir un tiers fûneuf, deux tiers usagés. Après ça, ils remallongent tout ça ensemble, puis en plus. On va avoir, parce que 100% fûneuf, là, ça va faire comme si c'était il y a 30 ans. Ça va être boisé. Des portions de bois. OK. Je prends le dessus sur le fruit. Ce n'est pas ça qu'on veut. Ce n'est pas du bois qu'on veut boire. C'est le fruit, c'est le vin. Donc, il est fait avec le fruit. Est-ce que tu dirais que nécessairement, si on est moins beurré, si on est moins

[00:11:10] boisé, tu dis que c'est plus raffiné, mais est-ce que c'est raffiné, je ne sais pas comment dire la question, c'est-tu? Plus ça, parce que moi, j'entends beaucoup de mes amis, je vais voir si c'est dans la même ligne. Ils me disent, il y a Gilles, on en boit moins, on fait un peu plus attention, mais on boit mieux. Bien, c'est ça. Fait qu'au lieu de payer 15-25, là, on est plus 25-40. Exact. C'est ça. Tu vois-tu ça aussi? Des gens qui vont un petit cochon, parce qu'un chablis, un bon chablis, c'est souvent 30-35. Il n'y a plus rien en bas de 30, là. Bon, c'est ça. C'est un exemple dans le blanc, là. C'est ça, exact.

[00:11:36] Fait que, encore là, on cherche plus la pureté, la finesse. Fait qu'on va là-dedans. Tu sais, le bois, c'est sûr que le bois, c'est bon, ça amène une petite sucrosité, puis ça améliore un peu le vin, de façon de parler. Sauf que ça amène un goût aussi. C'est un goût qui plaît de moins en moins. Donc, on n'est plus là-dedans. On cherche la minéralité. Ça, c'est le mot à la mode, ça, dans le vin. Non, il faut que le vin soit minéral. Il faut que ça goûte la roche. Question large, est-ce que l'Italie et la France,

[00:12:05] c'est encore les deux plus gros producteurs de vin au monde? Absolument. Oui, ça change ça chaque année. Une année, c'est l'Italie. Des fois, c'est la France, mais c'est les gros, gros producteurs. OK, on parle de l'Italie et la France. Est-ce qu'il y a des régions plus fortes que d'eau? Oui. Bien, écoute, en France, en son terme, on parle de production. Oui, en volume de production. C'est la région de Bordeaux. Bordeaux. La région de Bordeaux. Qui produit plus de bouteilles, mettons. Je n'ai jamais vu autant de vignes de toute ma vie. Quand on parle d'océan, de vignes, c'est la perte de vue. Malgré que là, ça rapetisse un peu.

[00:12:34] Parce qu'ils ont des problèmes un peu. Il y avait une surproduction, trop de producteurs, trop de vin, pas assez de consommateurs. Bordeaux, ils ont eu des problèmes. OK, ils ont poussé pas mal la machine. C'est encore gros, ça va le rester. Mais il y en a qui ferment boutique, ça arrive. Arracher des vignes pour planter d'autres choses, on commence à voir ça. OK. Parce que la consommation diminue aussi. Là, il faut en tenir compte de ça. Puis eux autres, pendant longtemps, ça y allait.

[00:13:03] Puis ce qui les a un peu marqués, c'est la Chine. Les Chinois se sont mis à acheter des grands Bordeaux. C'est vrai? Des terrains ou juste des bouteilles, tu parles? Ah, des bouteilles. Vous pensez qu'ils achetaient des terrains? Oui, ils achetaient des châteaux. Mais ils achetaient beaucoup, beaucoup de vins de Bordeaux. OK. Puis aujourd'hui, ils n'achètent plus. Ils se sont tournés vers autre chose. Ils sont plus vers l'Australie. Ce qui fait que ça a été dur pour beaucoup de producteurs. OK. Il y avait des gros clients qui perdaient. C'est ça, là. Ils ont perdu des gros clients.

[00:13:31] Puis là, la consommation étant en diminution partout dans le monde, bien, ça paraît. Est-ce que vous... En tout cas, tu n'es pas un analyste financier, parce que pour moi, mes oreilles, tout va ensemble. Quand tu dis que les gens boivent mieux, ils boivent plus pur, bien, ils payent un petit peu plus cher, mais ils consomment moins de volume. Ils consomment moins d'eau. Au lieu de prendre 12 bouteilles, ils vont y aller à 6, peut-être, puis ils font la même période de temps. 6 bouteilles, mettons, pour 2-3 semaines. C'est ça.

[00:14:01] C'est ça que tu vois. Puis le consommateur de vin, en général, il vieillit. Parce que la relève n'est pas lourde. Tu sais, la relève n'est pas lourde. Mon fils de 23 ans, ils prennent des cocktails, les hommes. Bien, c'est ça. Ils ne prennent pas de vin. Non, ils n'aiment pas ça, le vin. Les jeunes ne sont pas là-dessus. Peut-être que ça changera. Mais pour les producteurs, ça paraît, là. Ça paraît. Si on boit mieux, on boit moins, moins de quantité. Puis si les jeunes ne boivent pas, puis il y a ça, puis en même temps, il va falloir en parler. On en parle dans notre podcast, c'est prévu. On va parler des produits zéro,

[00:14:31] le sans alcool. Moi, je suis renversé de voir autour de moi mes neveux. 30, 35, 40. Ils ont tout le temps de la bière sans alcool. Pas faire plaisir à mon oncle. Il en boit. C'est ça. Mais là, il aime ça. Oui, puis c'est une autre façon. C'est une autre mentalité. Tu sais, nous autres, là, à cet âge-là, on n'était pas là. Loin de là. À la blague, moi, je disais à mon fils, je disais juste pour t'illustrer. Quand j'avais, mettons, quand on commençait à boire, qu'on n'avait pas le droit à 16, 17 ans, on s'achetait une caisse de 24. Ben oui, ben oui. Mais je ne vois plus personne

[00:15:01] acheter des caisses de 24, moi. Non, on ne voit plus ça. C'est des caisses de 12, des six-pack, un petit six-pack, 12 bières. Parce qu'est-ce que tu dis avec des gens? Moi, j'ai 65 ans, mais je jose avec des gens de mon âge, 55 à 70, ils disent, moi, après une ou deux bières, je suis plein. Je vais prendre un petit verre de vin au repas, puis c'est assez. Même les jeunes, moi, je regarde mes jeunes, là, ils boivent de la microbrasserie, de la bière de goût. Puis en parlant pas 12, hein? Non, non. Ils vont en prendre une, mais de la bière de dégustation. Tu sais, nous autres, dans le temps, c'était pas ça, là. Tu sais, en même temps. Ça y allait.

[00:15:31] Ça y allait, effectivement. Mais on pourrait dire aussi, donc, autant pour la bière que le vin, on boit mieux, on boit différemment. Ah oui, exactement. Mais ça a une grosse influence sur les producteurs. C'est ça que tu dis. Ben c'est ça, ça paraît. Ça paraît beaucoup. Est-ce qu'on boit donc différemment? On boit moins et différemment, tu dirais? Ben, on boit différemment dans le sens que, comme je disais tantôt, le goût du vin a changé. La soif des consommateurs aussi. On est moins dans la quantité, plus dans la qualité. Fait que tout ça, mis ensemble, là,

[00:16:02] ça amène, ça bouleverse beaucoup le monde du vin. Le monde du vin est très bouleversé actuellement. J'ai parlé il y a deux secondes, puis on va s'y arrêter un peu, du vin, en fait, des produits sans alcool. Mais moi, j'ai... Ma perception, puis je veux entendre un expert, ça va être toi, c'est que pour la bière sans alcool, c'est une totale réussite. Absolument. La bière sans alcool. Mais pour le vin sans alcool, je ne suis pas sûr. On n'est pas rendu là. Pour être honnête, c'est pas un show. On dit que le blanc, ça passe mieux. Est-ce que c'est vrai? Le blanc, oui.

[00:16:31] Certains rosés. Moi, ce que je trouve, dans ce que j'ai goûté, qui passe le mieux, c'est le mousseux. À cause de l'huile de bulles, je ne sais pas, je trouve que ça passe mieux. Même pour le québécois, par exemple, le vin québécois, du mousseux, Si on veut parler sans alcool, il peut venir de n'importe où. En fait, le vin sans alcool. Le vin sans alcool? Oui, le vin sans alcool. Le vin mousseux sans alcool. Il vient d'où, ce vin sans alcool? Est-ce que c'est des pays producteurs de sans alcool? En Espagne. En fait,

[00:17:00] ils s'en vont tous là-dedans parce qu'il y a un marché. De plus en plus, on va voir ça. Même dans le blanc, encore il n'y a pas longtemps, j'ai vu un vin d'Alsace de la maison qu'on appelle le Faf. Maintenant, ils ont sorti un pinot gris sans alcool. Puis, de plus en plus. Puis, il y a aussi des vins, certains vins réduits en alcool. OK, compromis, Jean. Ça va... 8-9 %, tu sais, pas plus. N'as-tu déjà essayé de ça? J'en ai essayé. Tu n'as pas une face d'un gars qui m'a acheté une caisse? Non, on n'est pas acheté du tout.

[00:17:30] Je ne suis pas encore là. Tu en prends moins, mais tu aimes ça goûter. C'est sûr que ça change un petit peu les choses. Comme par exemple, si tu as un peu moins d'alcool, l'alcool a un goût un petit peu sucré. Des fois, ça fait ressortir un peu l'acidité qu'il y a dans le vin. OK. D'ailleurs, tu sais, les gens, ils passent proches de la perte de connaissance quand ils regardent les taux de sucre dans les vins sans alcool. 35, 40, 45 grammes par litre, c'est normal. C'est énorme. Mais c'est normal. Sinon? Parce qu'il n'y a pas d'alcool. C'est-à-dire, dans des vins réguliers... Tu veux dire,

[00:17:59] l'alcool, c'est le sucre. Ben oui, c'est ça. S'il n'y a pas d'alcool, il n'y a pas de sucre, il faut que tu mets du sucre. Là, on a les sucres résiduels sur les étiquettes. 4, 5 grammes par litre, mettons. Mais il faut tenir compte de l'alcool aussi. C'est du sucre aussi. Mais si tu enlèves l'alcool... Moi, c'est sûr que je joue au client, des fois, je dis que c'est bien beau. Mais si on retire l'alcool, parce que c'est ça, des vins sans alcool, c'est du vin normal, on a retiré l'alcool. Si on remplace par rien, ça va être aussi plaisant que de boire un verre de vinaigre. Parce que ça va être glacialisé.

[00:18:28] Ça sera même pas bon comme du jus. Même pas bon comme du jus, dans le fond. C'est pas buvable. Il n'y a rien pour équilibrer l'acidité. Donc, il faut que tu remplaces. OK, tu boiras du vinaigre, dans le fond. Ils vont remplacer par le même jus qu'il a servi à faire le vin, qu'on appelle le mou, pour rectifier les affaires, pour venir équilibrer un peu ton acidité. Parce que, tu sais, tu prends un verre de vinaigre, on n'est pas capable de boire ça. Impossible. Mais mets tellement de sucre dedans. À un moment donné, tu vas être capable de prendre le sucre et de bien équilibrer l'acidité. Mais c'est la même chose dans le vin. C'est pour ça que les vins sans alcool, les taux de sucre sont très élevés. Les gens,

[00:18:58] ah non, on ne peut pas boire ça. Ben là, regarde, dans le vin ordinaire, vous faites peut-être pire que ça. Et on n'en parle pas. Pourquoi? Parce qu'on ne tient pas compte de l'alcool. Tu sais, moi, je le dis souvent, les fameux taux d'alcool qu'on voit sur les affichettes, les tant de grammes par litre. Hum hum, hum hum. Tu sais, c'est pas une donnée qui est vraiment viable, ça. Parce que, tu sais, c'est comme regarder une médaille juste sur un bord. Mais la médaille, pourtant, tu as bien des clients qui arrêtent là-dessus tout le temps. Énorme.

[00:19:28] Puis, on a beau expliquer, expliquer, il y a un blocage. Je te le dis, là, on dirait que les gens nous écoutent, là, mais on dirait qu'ils ne veulent pas. Ils ont le goût d'acheter le vin puis là, ils voient 8 points. Non, c'est trop. Ah non, il n'y a pas longtemps, là. On avait un vin, là, qui avait un bon rabais dessus, là. Il était à 7 grammes par litre. Il ne s'est pas vendu. Puis il était pourtant excellent puis il n'était pas cher. Mais, vous trouverez ça regrettable. Mais là, je t'écoute parler puis je commence à comprendre deux choses majeures sur l'alcool ou pas l'alcool.

[00:19:57] C'est que le vin sans alcool n'étant pas une réussite totale parce qu'il n'y a personne qui a prouvé que ça avait de l'allure. Alors que la bière sans alcool par son nouveau procédé, c'est-à-dire de retirer uniquement à la toute fin la bière, le bon côté, c'est que c'est buvable. La preuve, c'est que j'ai poigné deux de mes chums qui ne veulent pas que j'aie un homme avec une petite lime. C'était de la Corona sans alcool. Une petite lime froide, je te jure, ils n'aurions jamais rien vu. Je comprends. Je suis certain. Parce que maintenant, au lieu de faire la vieille méthode de Bitburger, il y a 35 ans, qui n'était pas buvable

[00:20:26] puis ça goûtait de la pisse de moufette, c'était vraiment pas bon. Aujourd'hui, ça peut être bon, mais l'autre affaire qui est liée à ça, à mon avis, je veux avoir ton avis aussi, la bière, tu vas en prendre souvent, c'est de la soif. Même les jeunes de 30-40 ans, s'ils ont de la bière froide sans alcool, ils peuvent en prendre 3-4. C'est ça. Puis ils ne viendront pas chauds. Puis c'est bon pareil et le vin n'est pas bon. Non, non. Alors que la bière sans alcool, tu comprends ce que je veux dire? Absolument. C'est plus facile d'avoir...

[00:20:56] La bière, c'est une recette. Tu sais, la bière, c'est les céréales, tu peux jouer là-dessus. C'est les houblons, tu peux jouer là-dessus. Puis dans certains cas, les épices, tu peux jouer là-dessus. Tandis que le vin, c'est quoi? C'est du raisin. Ça finit là. La recette est... Oui, c'est vrai, j'avoue. Tu peux moins jouer. C'est plus compliqué. Mais il se fait de la recherche là-dessus. Un jour, je pense qu'on va y arriver. OK, c'est sûr qu'il y a bien. On n'est pas rendu là encore parce qu'on perd trop d'arômes. C'est quoi les produits à la SAQ qui ont une croissance, mettons, dans les dernières années?

[00:21:25] Il y a toujours une mode, quelque chose qui marche. C'est encore les mixes, puis ces affaires-là, c'est encore fort. Ah, c'est ça. Ça, c'est fort. Ça, ça monte. Ça, là, ce qu'ils appellent les prêtes à boire. OK, c'est ça. Des mixes sont déjà faits, mettons. C'est ça. En canette, là. Ça, il y en a des panoplies. On en a comme ça, ça ne se peut pas. Puis moi, comme je ne suis pas là-dedans, je suis mêlé comme un jeu de cartes dans ça. Là, tu vas dire, c'est une limite. Conseiller là-dedans, c'est tough. Conseiller en vin, ça va, mais là-dedans, je le dis, allez voir nos plus jeunes. Eux autres, ils vont.

[00:21:54] Ils en boivent peut-être aussi. Eux autres, ils en boivent. C'est ça. Mais moi, je ne suis vraiment pas bonne personne pour ça. Nous autres, dans notre temps, les mixes, on n'en buvait pas. Non. Puis en plus, c'est populaire auprès des jeunes. Il y en a tellement. C'est correct, mais c'est complètement autre chose. Mais ça, c'est en croissance. Ça, c'est en croissance. C'est le vin qui en perd un petit peu. OK. Bon, est-ce que pendant que le vin baisse, les rosés continuent de monter? Parce que je vois une offre qui est... J'ai l'impression que depuis 10 ans, ça monte tout le temps, les rosés. Ça monte tout le temps puis ça n'arrête pas. Il y a juste cette année, ça décolle lentement.

[00:22:24] On a rien à regarder dehors. OK, ça marche avec le temps. Ça marche avec le temps. Comme là, il annonce, mettons, 30 degrés, bien là, tu vas sortir du rosé à caisse. Là, ça va sortir. Là, ça va sortir. Regarde, c'est ça. S'il ne fait pas beau un samedi, t'en vends pas. Puis s'il fait beau, tu risques d'en manquer. C'est comme ça. Moi, ce qui est drôle, c'est que dans mon entourage, on a même l'hiver. On a tout le temps. Il y en a qui aiment le goût de ça. Oui, on a l'année, mais c'est sûr que l'été le plus... C'est un 20, c'est ça. Exactement. Donc, ils sont populaires toujours.

[00:22:56] Les régions du monde, on a parlé souvent de l'Afrique. Bien, souvent. L'Afrique du Sud était forte, l'Amérique du Sud aussi. Bien, le développement, mais qu'est-ce qui est en train de monter dans les régions du monde? Bien, écoute, le pays par excellence qui monte, c'est le Portugal. C'est vrai. Ça, et puis les rapports qualité-prix. C'est encore bon? C'est encore vrai? Moi, c'est sûr que je joue au client. Les rapports qualité-prix sont là. Sont là au Portugal. Puis, t'as de la qualité, puis pas cher. Puis, quand tu y vas en plus au Portugal, j'en reviens pas, mais les prix qu'il y a là,

[00:23:26] 3-4 euros, une bouteille de vin? T'as des vins, ben oui. T'as des vins de belle qualité. J'avais tellement ri, une fois, on rentre dans une épicerie au Portugal. Oui. Puis, il y avait un vin qu'on aimait beaucoup, qui coûtait 9 euros. 9 euros, à peu près 14-15 piastres, mais une qualité extraordinaire. Il y avait, sur les bouteilles à 9 euros, il y avait-tu des bouchons anti-vol? Mais voyons. T'as dit. C'est pas cher pour le bon? Ben oui, c'est ça, c'est cher. En même temps, il y avait des vins à 1 euro, imagine.

[00:23:56] On a parlé un petit peu tantôt, les vins québécois, ça s'améliore, mais pas si vite. Ça s'améliore. Ben la qualité est encore inégale, mais il y en a qui font des belles choses. OK. Il y en a qui sortent bien leur épingle du jus. Mais ça aussi, ça monte. Est-ce que tu penses, par là de monte, tu m'amènes sur la prochaine question, est-ce que l'inflation, les consommateurs recherchent davantage le meilleur rapport qu'il t'ait pris qu'avant? Est-ce que... Beaucoup. Parce que ça compte, c'est un extra le vin. Habituellement, tu achètes les patates

[00:24:24] et le poulet à vin. Tu sais, on n'a pas besoin de ça pour vivre. Non. Ce qui fait que... Ben oui, ça dépend, on peut dire ça, ça dépend, oui. Mais il reste que beaucoup de gens vont rechercher le meilleur rapport qualité-prix. C'est toujours ça aussi. C'est ça qu'on veut. Tu sais, des vins, il y en a tous les prix. Puis là, à savoir quel vin vous préférez, ça c'est personnel à chacun. Mais le rapport qualité-prix, ça joue. Mais toi, ce qui est intéressant, je ne veux pas te vieillir,

[00:24:53] mais comme tu es encore à Caprouche toujours, il y a des gens que tu connais depuis longtemps. Depuis longtemps. Depuis longtemps. Est-ce que tu vois l'évolution dans leur âge, de leur choix aussi? Ah, aussi. Tu sais, c'est du monde qui prenait, mettons, des Pinots Grigio à 18 piastres, puis là, hop, j'ai voilé un petit peu dans le Bourgogne à l'égoté à 28. Ah oui, ça monte, ça monte, comme on disait tantôt, dans le Chablis, les Bourgognes, ah oui, c'est ça. Les gens ont beaucoup appris. Moi, je me souviens par rapport à...

[00:25:23] ils sont connaisseurs. Tu sais, dans le vin, mon Dieu, tu sais, les Québécois connaissent beaucoup le vin. Puis, tu sais, une chose qu'on ne dit pas assez souvent, c'est qu'on a des vins de partout dans le monde. Et ça, là, c'est unique. C'est pas vrai partout, hein? On n'est jamais de la vie. Tu sais, tu vas, tu vas en France, tu veux dire, c'est un chauvin, c'est ça, puis les Italiens vont être chauvin aussi. des vins espagnols, en Italie, des vins italiens, au Portugal, des vins portugais, un petit peu d'ailleurs, mais nous autres, si on a des vins de partout. Moi, à un moment donné, il n'y a pas de prix. C'est un très bon point, tu amènes là, parce que,

[00:25:53] pour être allé une couple de fois en voyage, c'est vrai qu'en même temps, on comprend, ils ont tellement de producteurs, on va pousser notre vin. C'est ça, mais on a une chance de goûter, puis une variation de prix aussi. Tu sais, puis quand on lui dit ça, des fois, nous autres, on a des vins de partout dans le monde, que ce soit au Chili, en Argentine, au Liban, on l'a vu, ils nous regardent, ah ouais, des fois, ils n'ont pas l'air à nous croire, mais c'est vrai, c'est vrai. Puis ça, c'est une chance qu'on a, puis on ne le dit pas assez, parce que la plupart des gens sont étonnés quand ils vont en voyage,

[00:26:22] ou quand on leur dit que, comme on vient de dire, en France, il y a à peu près juste des vins français, et ils n'en viennent pas. Puis il y a une Française, une fois, une productrice, qui vient souvent au Québec, elle est venue, l'année passée, à peu près, à Caprouche, elle nous a parlé de ses vins, elle nous a fait goûter, elle dit, vous autres, les Québécois, vous avez le palais très développé, parce que vous goûtez des vins de partout dans le monde. Aïe ça, la belle musique à mes oreilles, ça, je comprends, c'est le fun. Ça, c'est un plus, c'est vrai. C'est probablement pas faux. C'est pas faux,

[00:26:52] pas faux du tout, parce que, dans le fond, on connaît, on n'a pas été gênés, on connaît le vin beaucoup plus que bien des Européens à cause de ça. Bon, on a des questions en général, toujours le public, grand public, on a quelques sujets à toucher. D'abord, puis pour toi, ça doit être répétitif, puis en même temps, ça s'en revient tout le temps. La température où on sert un vin rouge, idéalement. Idéalement, 16, entre 16 et 19, mais pas plus. Ça veut dire que d'armaison à 23, ça marche pas? Ah non, ça marche pas, parce que là,

[00:27:22] c'est les brûlures d'alcool qui prennent le dessus, puis prendre une gorgée de vin chaud, c'est pas agréable, c'est pas du café, c'est pas la même chose. Ça brûle, puis ça... Donc chaud, autant pour le blanc que le rouge pas bon, c'est ça que tu me dis. Ah non, c'est pas bon, on t'encore surpris des fois d'entendre, on prend ça en température pièce, mais non, mais non, faut pas, une petite demi-heure, trois quarts d'heure de frigo, surtout l'été. OK, mais un vin rouge, moi j'en vois de mes amis, puis je leur ai pas dit, puis je leur dirai, ils se reconnaîtront pas,

[00:27:51] mais qui gardent le vin rouge dans le frigidaire, c'est bien trop froid. C'est trop froid ça. Ça c'est trop froid parce que ça diminue ta perception du fruité. Alors ça met en relief ton acidité et tes tannins. C'est moins bon. Les côtés agressifs vont sortir, c'est moins bon, moins agréable. OK, donc, il y a des... Mais, est-ce que tu serais important à dire que l'erreur qu'on fait le plus, c'est de servir le vin rouge trop chaud? Trop chaud. Trop chaud? Effectivement. On te sert trop chaud. C'est malheureusement encore fréquent. Est-ce qu'un blanc trop froid perd aussi ses qualités? Il perd énormément

[00:28:21] parce que tu perds énormément de fruits. Tu sais, le côté fruité, les sabots douces et agréables du vin sont sensibles aux températures. Quand c'est froid, tes gouttes de moins en moins. Alors, dans un blanc, qu'est-ce qui va rester? De l'acidité. Là, tu vas prendre ça, tu vas grimacer. Donc, si je le garde au frigidaire, il faut que je sorte avant. Il faut que tu le sortes. Bien, on a des frigos au magasin. Je dis aux clients, ne prenez pas ça au froid de même, ça n'a pas d'allure. Le frigo, il peut faire quoi? 4 à 7 degrés. Idéalement, ça serait 12. Tu sais,

[00:28:51] sortez-le là, 10-15 minutes avant de le prendre. Mettez ça sur le comptoir pour qu'il réchauffe un peu. Là, le côté fruit revient. Tu sais, combien de fois, des fois, des gens nous disent, on prend un verre de blanc, on grimace un peu au début, on laisse la bouteille sur la table et il est de mieux en mieux. Pourquoi? Parce qu'il réchauffe. C'est juste ça. OK, c'est un domaine. Est-ce qu'il faut absolument carafer le vin? Ah, là, tu m'embarques sur une affaire. On a-tu un heure encore à faire? Non, je sais que tu n'es pas partisan de ça. Non, moi, je ne suis pas partisan de ça. Écoute, on ne m'a pas encore prouvé que ça pouvait marcher, mais c'est sûr

[00:29:20] que je rends ma contre-courant, je m'en suis conscient, mais j'ai fait beaucoup d'expériences à l'aveugle là-dedans et ça n'a jamais donné les résultats escomptés. OK. Je trouve ça important de le faire à l'aveugle parce que, tu sais, tantôt, en début, on a dit le conditionnement. Oui, oui. Tu dis, moi, je carafe mon vin et il est bien meilleur. Ça, c'est du conditionnement. Il faudrait le faire à l'aveugle. Pour voir qu'est-ce que vous pensez vraiment. On va le carafer

[00:29:49] mais ça ne l'est pas nécessairement. Christian, vu qu'on est là-dedans, carafer, laisser respirer, sortir avant, attendre une heure avant de le boire quand il vient. Tout ça, c'est-tu des choses qui sont valables tout le temps ou pas? Non. Moi, dans mon cas, non. Non, dans mon cas, c'est pas valable. Parce que tu sais qu'on l'entend tout le temps par des gens qu'on aime beaucoup. On a plein de gens autour de nous. Le monde, prends pas ça, tu suis un vieux vin, il faut que tu le laisses respirer pendant deux heures. Moi, je me fais ramasser quand je parle de ça. Moi, ce que j'ai fait, j'ai fait des expériences plusieurs fois,

[00:30:19] pas une fois, au moins 20 fois minimum et les résultats sont toujours pareils. C'est que le vin, normalement, ça devrait exalter les arômes et le vin semblait complètement étouffé. Le seul avantage que j'ai vu, c'est un léger ressouplissement des tannins pour les rouges. Mais de là à dire que ça augmente les arômes d'un vin qui serait trop jeune, ça marche pas. Ouvrir la bouteille une heure d'avance, même si ça marchait, l'aération, une heure d'avance. Tu trouves une bouteille, regarde par le goulot par-dessus, c'est gros comme

[00:30:49] la surface qui est en contact avec l'air. Ça va prendre des heures et des heures quasiment des jours. Ces influences d'ouvrir avant, carafé, tout ça, sont moins, je prends tes mots, tu le dis pas de même, ça revient au même, je pense, sont moins d'influence que trop chaud, trop froid. Ça, c'est majeur. Ça, c'est primordial, c'est majeur. Prendre des vins à mauvaise température, c'est la plus belle façon de passer à côté d'une très bonne bouteille. Bon, respirer, décanter, on oublie ça. Pour toi? Décanter, c'est pour des vieux vins, encore là,

[00:31:18] c'est ceux qui ont fait un sédiment, mais c'est rare. Tu sais, du monde font vieillir du vin, il n'y a pas tant que ça. Un vieux vin, est-tu nécessairement meilleur? Non. Non, il est différent. Moi, je dis jamais, moi, qu'un vin s'améliore en vieillissant. Je dis que le vin devient différent. Parce qu'un vieux vin, d'ailleurs, c'est pas tous les vins qui sont capables de vieillir. C'est une infime minorité. Pourquoi? Juste là-dessus, pourquoi, mettons, un rosé ne pourrait pas vieillir? Ah, parce qu'il n'y a pas la puissance qu'il faut pour ça en partant. Est-ce qu'il serait moins bon ou il resterait normal,

[00:31:49] ordinaire? Mettons, un rosé, je le garde 20 ans, mettons. Non, mais j'exagère. Ah oui, c'est ça. Là, tu vas venir pour le prendre, il va être oxydé. C'est du col-aide. Ah non, puis des arômes et des goûts désagréables. OK. Plus de fruits. Même un rouge, en vieillissant, un rouge qui peut vieillir. Au départ, le vin, il goûte le fruit, c'est normal. On dit que ça goûte un peu les murs, les fraises et tout ça. Le cuir. Quand ça vieillit, on est rendu plus dans des arômes de cuir, d'humus. Mais ça, là,

[00:32:19] je peux vous grimacer. Non, mais il mange juste ses champignons. Oui, c'est ça. Mais tu sais, on aime ou on n'aime pas. Moi, je me suis rendu compte avec le temps que les vins vieux, qu'on appelle nous autres les arômes tertiaires dans notre jargon, ce n'est pas ma tasse de thé. Ce n'est pas ça qui ne fait pas vibrer, moi, ça. Parce que moi, je n'ai pas mon dire le vin, c'est fait avec des fruits et ce serait le fun que ça goûte. Mais ça, c'est mon point de vue. Mais il reste que c'est un, pas tous les vins. Puis la majorité des vins, ce qu'ils vont faire, ça va devenir comme une fleur fanée. Tu sais,

[00:32:50] les odeurs, le vin rouge est rendu brun, c'est pas agréable. Fait que tu l'as vécu, toi, des fois, de prendre des bouteilles qui ont 30, 30, 40 ans. Complètement dépassé. Fini, fini, fini. Ça, c'est même pas bon, c'est pas agréable. C'est pour ça que ceux qui veulent garder la valeur, ils ne les ouvrent pas. Ben, ils n'ouvrent pas. La plupart des grands vins qui valent, mettons, 2 000, 3 000 piastres, ce sont pas verts. C'est fini, ça. T'es sûr que c'est pas très bon dedans? C'est pas bon, c'est pas bon. La plupart sont pas bons. Moi, j'ai vu en Bourgogne des vins dans une cave avec une croûte dessus,

[00:33:20] tellement les bouteilles sont vieilles. OK, c'est vieux. Puis le gars le disait aussi, il n'y a rien de bon là-dedans, mais c'est bon pour les touristes. C'est bon pour le chaud. l'image, le chaud. C'est ça, absolument. C'est ça. OK, c'est quoi les vins? Quel type de vins qui gagne à être conservé, dans le fond? Il y a des blancs, il y a des blancs de haute qualité. Sauterne, mettons, ça se garderait-tu? Sauterne, ça se garde bien. OK. Ça se garde bien, c'est un produit qui est très sucré,

[00:33:49] ça peut très bien vieillir. Ou encore, dans le blanc, tu as des trucs comme des grands bourgognes, comme des monts rachets, des choses comme ça. On voit depuis ça maintenant. je comprends. Mais c'est plus en rouge que ça se voit. Mais c'est plus en rouge. Puis encore là, c'est à peu près 10 % de ce qu'ils produisent. Qui peuvent le faire. C'est ça. Puis de ce 10 %-là, c'est peut-être la moitié qui est de la longue garde. Longue garde, peut-être 10 ans et plus. Puis aujourd'hui, les vins sont faits pour être bus plus jeunes. On récolte les raisins un petit peu plus tard, sont plus mûrs. Parce que quand on regarde ça,

[00:34:18] en connais-tu beaucoup des gens qui font vieillir du vin à 10 ans, 15 ans, 20 ans? Il n'y en a pas beaucoup. Puis il y en a de moins en moins. Puis moi, ce que je trouve de valeur, il y en a qui l'ont fait. Il y en a qui ont des caves à vin, là. Terrible. Il y a beaucoup de vins là-dedans qui sont passés. C'est ça, absolument. Qui aurait dû être bus. Je vais être plate, parce que je suis rendu à un âge plus grand. Donc ça vient plus à mes oreilles. Ce n'est pas mon cas, faites-vous en pas, parce que je ne me lève pas un matin en me disant j'aurais un petit 3 000 $ à mettre sur 5, si vous t'avez 20. Non, pas du tout. Je ne suis pas comme ça,

[00:34:48] je suis plus dans le volume TDAH que je suis. Mais on voit de plus en plus, par contre, de gens qui ont monté des caves à vin impressionnantes au fil des années qui sont fiers, qui le voient comme des tableaux de Renoir. Ils sont contents. Là, ils apprennent qu'ils ont le cancer. Puis là, les meilleurs vins ou encore qu'ils ont une maladie. Ils ne peuvent plus boire de vin. C'est ça. Puis là, ils se disent j'ai passé ma vie à espérer. Puis là, Chris, je ne peux plus boire. Ce n'est pas lui qui va y boire. C'est ça qui n'est pas drôle. Parce que ceux qui poussent, ils poussent,

[00:35:17] c'est comme une folie. Je connais quelqu'un qui a quasiment un appartement juste de vin. C'est sûr qu'il n'aura pas le temps d'en boire la moitié puis ses enfants. Très potent que ça. Tu vois? Puis je suis sûr qu'en achète encore. Ah bien oui, c'est le fun. Ça en prend tout le temps, tout le temps. Mais tu comprends que ça devient une problématique même pour les... Écoute, problématique. J'en ai connu un client qui était comme ça. Malheureusement, il est décédé aujourd'hui. Il n'a pas bu la moitié de ce qu'il avait? C'est grand vin. Il en a bu, mais il n'a pas tout bu. Je trouve ça triste, là, le fond.

[00:35:47] Je trouve ça triste. Achète ça un peu moins puis profite-en. Puis je dis aux gens buvez-les. Il y en a que j'ai telle affaire. Oui, regarde, moi, je ne retarderai pas trop prendre ça, tu sais. Oui, tu sens ma mort, toi! Non, non, mais tu sais, sinon, c'est ses enfants peut-être qui vont le prendre puis ils n'aiment peut-être pas ça. Mettons que je suis en appartement, je n'ai pas de cave, je n'ai pas de maison, de jus, peu importe. Garder du vin, c'est plus compliqué dans un appart. Bien, c'est sûr, dans un appart, un endroit frais. Tu ne mets pas ça sur le bord de la fenêtre, moi, je comprends. Non, ni à côté du calorifère.

[00:36:16] Ça, ça serait la pire affaire. C'est sûr que l'idéal, c'est un cellier, tu sais, parce que c'est un armoire réfrigéré, tout ça. Mais il reste que, tu peux en garder dans les bas de garde-robe, tu sais, des places où il n'y a pas de chauffage, endroit frais. Oui. Puis encore là, tu sais, pas pour de la longue garde. Non, buélet. Tu sais, ça, exactement. Qu'est-ce qui... Y a-tu des signes visuels qui te fait croire, qui peut te permettre de savoir qu'un vin est passé date? C'est juste au goût? Ça va être quand tu vas le mettre dans le verre. Tu sais, des fois, la couleur. Oh! Quand un vin, comme je disais, t'as un rouge qui est rendu brunote un peu,

[00:36:47] ou un blanc qui est rendu très, très foncé, ça, c'est des signes d'oxydation. C'est... OK. Ça peut mettre un peu sa l'oreille. Ah oui, oui. La couleur peut en dire quand même. Exactement, c'est sûr. Un vin blanc, on peut garder ça combien de temps? Un vin normal? Un vin normal, tu peux le garder 3-4 ans, ça, il n'y a pas de problème. Mais ça, il ne va pas rester stable. OK. Pas de 10-15 ans. Puis un rosé, le fun, c'est de boire des rosés comme ça, c'est de boire les 2025. Oui. L'année passée, dans le fond? Oui, c'est ça.

[00:37:17] C'est ceux qui ont été faits. Parce que les 2026, on m'en a demandé l'autre jour, mais c'est parce que les raisins, ils ne sont pas sortis encore. OK. OK. Une question sur le comportement québécois. Oui. Qu'est-ce qui est plus populaire dans les cépages des Québécois? Qu'est-ce que le monde, tu sais, il y a eu des périodes des bines, des bines-ci, australiens, il y a eu des vins qui est vraiment monté et qui est en forte demande dans le blanc, c'est le Gruner-Velkliner.

[00:37:47] Ça vient d'Autriche. Ça donne des blancs... Je n'ai jamais entendu ça de ma vie. Ah, bien, c'est ça. Est-ce que tu es dans la famille des Givis-Raminaves? Non, mais zéro. OK. Ça va plus récent. On serait plus proche des Riesling, mettons. OK. Peut-être moins assez d'un peu, mais ça donne des blancs secs, fins, purs, minéraux, aucunement boisés, comme on disait tantôt. Comme un charbonné sec ou... On pourrait dire ça. OK. Ça n'a pas tout à fait le même goût, mais on est dans le profil. Tu sais, un vin qui est sec, petite acidité... En gardez-vous pas mal à la SACU de ça?

[00:38:16] Ah, de plus en plus. OK. De plus en plus. Ah oui, peut-être une dizaine de sortes, peut-être plus, mais il y a une demande. Il y a une demande pour ça. Absolument. OK. Mais tous ces cépages-là, puis il y a un autre aussi, l'Anne-Blanc, il y a l'Albarino, par exemple, qui donne des vins d'Espagne. Tu me fais des noms, mais je ne les connais pas. Tu j'espère, je ne connais pas tous les vins. Les vins espagnols qui ne sont pas boisés du tout, fins, un petit peu des arômes d'agrumes. Puis dans le rouge, bien, écoute, dans le rouge,

[00:38:43] on fait un retour du gamé. Ah oui? Le gamé, c'est les cépages-les Beaujolais. Puis... C'est-tu mérité? C'est-tu... Bien, semble-t-il que oui. Vous voulez dire, c'est parce que, écoute, moi, j'étais dit ça. Ça n'a pas l'air du gars qui ne bu hier, là. Non, non, on va dire, c'est... De toute façon, comme je l'ai dit à bien d'autres, là, écoute, tu sais, on s'est connus avec le Beaujolais Nouveau. Oui. On est partis de loin. C'était très bon pour ça. Bien oui, bien oui, c'est ça. Mais tu sais, ça faisait jus de raisin un peu. Puis tu sais, le gamé, il m'est toujours resté un peu comme ça. Mais sauf qu'il y a des gamés

[00:39:13] qui sont très bien faits. D'ailleurs, je vais le savoir, parce que bientôt, je m'en vais dans ce coin-là. Ah oui? Je vais essayer de comprendre. Le voyage d'été, tu t'en vas en Europe? Oui, effectivement. Je veux comprendre le phénomène gammé, justement, parce que personnellement, non, c'est pas ma tasse de thé, mais il reste qu'il y a des très beaux vins. J'en ai goûté des fois puis je suis impressionné. Oui, c'est vrai. L'impression, quand je me mère à SAQ puis je regarde les paniers vite faits, il y a beaucoup de pinot noir aussi. Ah, pinot noir, c'est fort. Le pinot noir est très, très fort. Encore là, c'est de la finesse. On est moins dans

[00:39:43] les gros cabernets et ces choses-là. Mais on cherche la finesse puis le pinot. Mais quand on parle, on dit, là, je mange des cigs, je veux un vin costaud, barraqué, quelque chose. On pense ça encore cabernet? Ah oui. Un bon cabernet avec ça, il n'y a pas de problème. Tu sais, tu as le fruit, le tannin qui est là. Tu pourrais aller aussi dans des Nebbiolos qui est le cépage des Barolos aussi. Ça prend de la viande saignante pour ça. Ça prend du jus parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de tannins.

[00:40:13] Il faut diluer ces tannins-là. Mais tu as des vins aussi, moi j'aime beaucoup aussi les vins d'Argentine, comme les Malbec, ces choses-là qui donnent des vins qui sont quand même assez riches, assez intenses. Est-ce qu'on peut dire dans le monde que le cabernet Souvenon, c'est le roi des rouges encore? Oui, mais il n'y a plus de ça. OK. Le Pinot noir est là aussi. Il y a de la compagnie. Le Pinot noir est là. Puis, comme je disais tantôt, les Malbec, puis un cépage qui monte, qui est en montée puis qui est très bon, qui va à peine d'être découvert en Italie, c'est le Barbera. Barbera. Les Barbera d'Astie,

[00:40:42] les Barbera d'Albert. C'est bon ça. C'est magnifique. Est-ce plus vers le Sauvignon ou Chardonnay? Non, mais lui, il est en rouge. Ah, c'est du rouge? OK. C'est du rouge, c'est ça. Ça serait plus proche d'un cabernet, mais moins tannique. Moins tannique, un petit peu plus acide. Mais c'est magnifique. C'est vraiment, vraiment bon. Ça vient de la même place que les Barbera. Est-ce que ça fait partie des cépages qu'on devrait mieux connaître? Ah oui. Tu penses? Barbera? Absolument. Moi, il y a un vin que j'adore

[00:41:12] que j'ai mis dans ma liste aussi qui s'appelle la TOTA. La TOTA qui est faite avec du Barbera. C'est vraiment, vraiment bon. Il y a 31 $, mais ça l'a. Oui, effectivement. Le prix, c'est une chose, mais quand c'est mérité. Mais quelqu'un qui arrive et dit, Christian, peux-tu me sortir des sentiers battus? Amène-moi quoi que je vais aimer, mais qui n'est pas populaire, qui n'est pas connu. Ce serait-tu ce genre d'affaires-là que tu suggérais? Absolument. Absolument. Moi, je vois là-dedans. Puis, il y a les provenances aussi. On a, c'est sûr qu'on entend beaucoup parler de ce pays-là,

[00:41:41] mais pour les bonnes raisons, mais on a des vins libanais. Les vins libanais. Les gens, ils sont là, ils sont surpris quand je leur sors ça. Ah oui. Puis là, ils sont quasiment à peur. Tu ne fais pas ta blague, je ne sais pas, en disant que tu l'ouvres, ça explose en bouche. Ça ne sent pas de canon, c'est ça. C'est ça. Sauf que... Il y en a des bons, c'est ça? Mon Dieu que c'est bon. Entre autres, le château Saint-Thomas, que moi, j'adore. C'est complexe. D'ailleurs, moi, à date, il n'y a aucun vin libanais, il n'y a pas des tonnes, il n'y a aucun vin libanais qui m'a déçu.

[00:42:11] Oh mon Dieu. Rien. Est-ce que les conditions, c'est les conditions météo qui sont comparables? Les conditions sont parfaites. Là-bas, il fait chaud. Ce n'est pas facile, mais c'est toute petite vallée, la vallée de la Béca, qui est à peu près la longueur Québec-Montréal. Ça te donne une idée. C'est pas terrible. C'est pas grand. En plus, quand il y a des bombes qui tombent sur la tête, c'est pas drôle. Non, vraiment pas. Puis la production, c'est une chose, mais c'est bon à savoir si jamais la paix revient, ce qu'on peut souhaiter, évidemment. On pourra se tourner.

[00:42:41] Allons-y avec quelques mythes, on aime ça, les réalités. Bouchon de liège, est-ce que c'est supérieur à une capsule vissée, par exemple? Moi, je ne le croirais pas. Moi, la capsule vissée, j'adore ça. J'adore ça. Parce que t'es à peu près, à peu près, à 99 %, t'auras pas de vin bouchonné avec ça. Déjà. T'es sûr et certain. Puis en même temps, il y a plein d'avantages, t'as pas besoin du tir bouchon, tout ça. Mais le liège, ça fait partie du folklore du vin.

[00:43:10] Ça disparaîtra jamais complètement. ça disparaîtra pas. Je ne verrai pas des châteaux laffites avec une capsule dévissable, tu ne verras pas ça. Ou un petit bouchon en vitre. Oui, aussi, c'est ça. Mais ils ont cherché des façons de contrer les vins bouchonnés. D'ailleurs, les vins bouchonnés, ça a beaucoup diminué avec le temps. Ils traitent mieux le liège maintenant. Quand on voit des larmes de vin le long d'un verre, ça veut-tu dire quelque chose? Quand tu vois... Oui. Ben, tu ne bouge pas. Ça veut dire pas grand-chose.

[00:43:40] OK, non. Ou si c'est avant, ça veut dire que le vin est sale. Le verre est sale, pardon. Oui, peut-être, c'est ça. Non, ça ne veut rien dire. OK. Ça marche beaucoup avec le taux d'alcool. Plus ton taux d'alcool est élevé, plus ça a tendance à faire des larmes comme ça. Mais on ne peut pas parler de la qualité du vin à cause de ça. Il y a des producteurs, c'est une question qui nous vient du public, qui disent qu'il y en a qui mettent des médailles, des vins médaillés. Ça veut dire quelque chose ou il faut faire attention à ça? Il y en a pour qui attache l'importance à ça. Moi, personnellement, c'est zéro importance. Parce que je me dis...

[00:44:10] Ça peut être médaillé du festival du cornichon de Loubrais. Peut-être. Puis ce vin-là est en compétition avec quoi? Avec un autre ou avec 150 autres? Oui, voilà. Ça fait toute la différence. Il faut que... Pour moi, en tout cas, ce n'est pas un critère de sélection. Est-ce que tu te fais encore parler des sulfites? Tout le temps. Tout le temps? Ça n'arrête pas? Il y a beaucoup de gens allergiques aux sulfites. Mais dans le fond, ce n'est pas ça. Parce que c'est ça. J'ai toujours mon petit questionnaire. Quand les gens arrivent, moi, j'en ai déjà eu le sulfite. Ah oui? OK.

[00:44:39] On va regarder ça. On va regarder ça. Dr Martel va regarder ça. C'est ça. C'est-tu pire dans le blanc ou dans le rouge? C'est bien pire dans le rouge. Tout de suite, en partant, on a un problème parce qu'il y a plus de sulfites dans le blanc qu'il y en a dans le rouge. Ah oui? Oui. Parce que... Ah oui, ça. Oui, c'est ça. Puis là, je lui demande. Quand vous mangez des chips, ça va? Quand vous mangez le beurre de pinot, comment ça va? Il y a juste dans le vin que c'est dangereux. OK. On voit, hein?

[00:45:08] Bien, le problème n'est pas là. Tu sais, souvent, là, souvent, c'est plus le rouge qui fait réagir. Mais je pense que c'est plus une intolérance. C'est ça, je ne suis pas médecin, moi, là, mais c'est... Que je constate, c'est plus une intolérance au tannin qu'il n'y a pas dans le blanc. OK. Ça peut être, là. Moi, j'ai déjà lu, là. Ça peut être jusqu'aux substances qui sont dans le sol selon les... Qui vont influencer. Oui, il y a un client, une fois, qui me disaient des vins australiens, je ne suis pas capable, là. Je ne suis pas capable de boire ça. Moi, j'ai mal à la tête. Puis, peu importe, que ce soit du cabernet, du tirage... Ça serait le sol qui ferait une différence?

[00:45:38] Oui. La vigne va puiser des éléments dans le sol qu'ils font pas. Ça peut aller jusque-là. Mais j'entends... Je sais que tu dois l'entendre aussi, mais moi, j'entends dans mes amis proches, là, parce qu'on en prend du vin puis on aime ça puis c'est un moment de célébration ensemble. J'entends beaucoup de gens qui disent « Je bois moins de rouge qu'avant, moins. » Je me lève une cuite après le rouge, le lendemain, tu te lèves au 45. La petite voix FM, là. Tu as des doutes là-dessus? Je suis là-dedans aussi, moi.

[00:46:08] Oui, OK. Tu es un peu plus blanc, ça passe mieux? Il me semble que les blancs sont plus digestes. Puis il y a beaucoup de clients qui m'en parlent. On l'entend. On l'entend. Je le trouve aussi, là, tu sais, parce que... Je ne sais pas ce que tu en penses, mais on est pas mal du même âge. Non, non, mais je suis comme ça aussi. Je bois plus de blanc. Je me semble que les rouges, en vieillissant, c'est plus facile pour moi un rosé qu'un vin rouge. Ah, OK. C'est ça. Tu as un peu la même chose. Parce que le rosé, dans le fond, c'est un rouge, mais il n'est pas... Un rouge très, très, très pâle.

[00:46:38] Tu sais, tu n'as quasiment pas de tannin. Il y en a, mais très, très, très peu. Très peu. Ça expliquerait qu'il est un peu comme le blanc, plus digestible. C'est plus proche du blanc que du rouge. C'est ça. Parce qu'entendu qu'on a mal à la tête, tu me faisais rire la fois qu'on en parlait. Ah, le vin me donne mal à la tête. C'est peut-être la quantité, là. Bien, il y a ça aussi. La quantité joue beaucoup. Puis, il faut boire de l'eau. Est-ce que le bio, le vin bio, est nécessairement meilleur? Bien, ça, je me suis questionné encore tout dernièrement là-dessus. Parce qu'on t'en parle, dans le fond? Oui, oui, oui. En principe, oui.

[00:47:07] Parce que, écoute, en bio, ce que ça veut dire surtout, c'est qu'on n'utilise pas de produits chimiques dans le vignard. Ça permet d'avoir des raisins des fois qui sont en meilleure santé parce que la qualité du sol est meilleure. On s'est rendu compte qu'avec tous les produits chimiques qu'on mettait, qu'on était en train de tuer toute la flore bactériologique dans le sol. En fait, là, on revient beaucoup à des trucs, là, qui sont beaucoup naturels. Et ça donne même, pour n'importe quoi, ça donne des meilleurs légumes, ça donne des meilleurs raisins qui vont donner

[00:47:37] des meilleurs vins. Moi, j'étais allé visiter l'année dernière, dans le coin de Cahors, Catherine Maisonneuve qui, elle, est agronome puis son mari est étonologue puis ils font des vins. Est-ce qu'elle travaille avec les abeilles? Tu sais, beaucoup de monde, c'est incroyable, le bio, quand tu te mets regarder ça. C'est incroyable, les abeilles, les... Ils vont les butiner là, ils vont aider à ça, ils vont faire le transfert. Des plantes. Son vignoble, il n'est pas beau parce qu'il y a les rangs de vigne,

[00:48:06] mais il y a plein de plantes au travers. C'est voulu. Oui, elle dit, il y a des plantes qui vont venir en aide à la vigne, il y a des plantes qui vont s'aider. La vigne a besoin beaucoup d'azote, mais elle n'est pas capable de le prendre dans l'air, il faut qu'elle le prenne dans la terre, mais elle n'en produit pas. Il y a des plantes qui en produisent, alors ils vont venir chercher cet azote-là de la plante qui est à côté. En les plantant à côté. Voilà. Puis, elle dit, il y a des animaux, les animaux, c'est important aussi, il y a des animaux savages dans le vignoble, des lièvres, des choses comme ça parce que par leur déjection,

[00:48:36] les animaux vont aider à faire produire des plantes qui les nourrissent. C'est une chaîne, c'est vraiment intéressant. Moi, je buvais ces paroles, c'est vraiment quelque chose de bien. Tu n'as pas le goût de boire du vin aussi? Ah oui, on a bu aussi. Pas juste des paroles? On n'a pas bu, pas juste des paroles de vin également. OK. Allons-y avec les accords mévins, c'est un autre thème intéressant, le plus surestimé dans les accords mévins à ton avis que tout le monde te parle. Oui, bien écoute, c'est sûr que je vais encore me faire tirer des roches mais j'assume. Moi, je n'aime pas beaucoup

[00:49:05] le kianti avec tout ce qui est tomaté. Pourtant, c'est un accord qu'on entend souvent, c'est un accord Tu as des doutes sur l'accord. Souvent, je trouve ça trop sec. Le kianti, ça donne un vin qui est très, très sec. Puis souvent, la sauce tomate est un petit peu sucrée et ça va, ça a pour effet de faire diminuer un peu le fruit gustativement qu'il y a dans le vin qui ne devra pas beaucoup parce qu'il est très, très, très sec. Ça va augmenter les saveurs agressifs. Donc, le kianti va être moins bon. Moi, j'aime mieux y aller avec ripasso, par exemple. Avec ripasso, avec celle-là, plus de fruits un peu.

[00:49:36] Personnellement, je trouve ça passe mieux. OK. Quel est l'accord qui fonctionne tout le temps le plus classique? Ah, les blancs puis le fromage. On a parlé souvent. Oui. Il y a encore du monde qui me disent martel avec son vin blanc. Ça ne marche pas pas à tout. Mais à toutes les fois que j'en parle, tu as de l'impact. Je fais faire l'expérience aux gens. Ils le vivent. C'est bien trop vrai. Puis encore dernièrement, moi, un client, il était sceptique. Il m'a acheté un blanc puis un rouge. Je vais faire la comparaison. Il est revenu puis il dit

[00:50:06] écoute, tu avais raison. C'est ça. Si on veut manger avec du rosé, est-ce que c'est juste bon avec des grillades ou on peut faire mieux? Par contre, tu peux prendre des fromages avec ça. Ça peut être très bon, très intéressant. C'est vrai, on n'est pas loin. Tu sais, des terrines, des pâtés de campagne puis ça, des repos légers, même des salades, si tu veux. Ça peut être très intéressant. Mettons, je vais impressionner parce qu'il y a une fête sans me ruiner. Y a-tu quelque chose que tu me suggérais, un vin qui est un petit peu... Qui va être bon. Oui,

[00:50:35] mais un petit peu plus cher, mais tout le monde aime ça. Mettons. Ben écoute, tu parlais, moi, j'aime bien les Côtes-du-Rhône pour ça. Toi, tu m'as vendu ça puis j'en achète. J'aime le mélange de cépages aussi. Il y en a beaucoup en Côte-du-Rhône. c'est ça. Les Châteaux-Neufs du Père, les gigondasses quand il y en a, il n'y en a pas souvent malheureusement, mais c'est presque aussi bon. Tu sais, ça ne coûte pas des fortunes, mais certains Châteaux-Neufs, oui, on s'entend. Mais sinon, il y a plein de Côtes-du-Rhône qui peuvent... Des lirac, par exemple, autour de 30 $, t'as un effet wow assuré. Côte-du-Rhône, est-ce qu'on est surtout

[00:51:05] dans le rouge ou il y a du blanc aussi? Il y a du blanc aussi. Les assemblages qui sont réputés être fréquents là-bas. Les grenaches, c'est rare. Mais pourquoi il y a plus d'assemblages en Côte-du-Rhône? Y a-tu une raison? Bien, il y a surtout en Côte-du-Rhône-Sud, là où est fait 90 % des 20, Château-Neufs du Père, c'est l'appellation la plus prestigieuse dans le secteur. Le cépage le plus abondant là-bas, c'est le grenache. Oui. Le grenache, il manque un peu de colonne vertébrale. Ça donne beaucoup, beaucoup de fruits, pas beaucoup d'acidité,

[00:51:34] très peu de tannin aussi. C'est pour ça qu'on va y assembler de la syrah. Donc autrement dit, ça va être surtout du grenache puis un petit 5-10 % des autres ou quoi? Bien, peut-être un 50-60 % de grenache, mais complété avec du mauvaise puis de la syrah. Les autres, la colonne, il y en a un. OK. Mais avec tout ça ensemble mélangé, ça donne de quoi d'extraordinaire. Puis la bonne nouvelle là-dedans, c'est qu'avant, les blancs, il n'y avait pas beaucoup. Mais là, de plus en plus, parce que la demande est là,

[00:52:04] les blancs des Côtes-du-Rhône, c'est magnifique. Est-ce qu'il y a des assemblages aussi? Aussi. OK. Parce que moi, tu m'en as parlé puis j'ai été ravi par ça puis j'en ai parlé à des amis qui sont revenus puis ils ont dit Christique, c'est bon, il me semble qu'on ne se trompe pas avec les Côtes-du-Rhône. C'est riche, c'est moelleux, c'est aromatique. C'est entre 28 et 35, c'est ça? Il y en a autour de 20 puis il n'y a pas de limite par en haut. Mais tu sais, si tu es prêt à en mettre un peu autour de 50, tu as des hermitages blancs, c'est magnifique. OK. Mettons que j'ai besoin de trois bouteilles de vin

[00:52:34] pour... Juste trois bouteilles que je ne sais pas si je vais impressionner mais ça serait quoi? Mettons deux blancs puis un rouge ou un blanc, deux rouges. Bon, OK. Dans le blanc, tu sais, je viens de parler entre autres de l'hermitage c'est l'hermitage marsan. Ça, de la marsan, c'est tout enfoui. C'est de la belle rondeur, ça n'a pas beaucoup d'acidité. C'est vraiment, vraiment quelque chose de bien. Puis tu pourrais aller aussi, tu sais, dans le rouge, si tu vas autour de 30 $ au Portugal

[00:53:04] parce qu'il y en a 30, 40, 50, il y en a. Je peux-tu te dire que tu es dans une haute sphère? OK, je pourrais... Ça ne coûte pas un prix de fou mais s'il reste... C'est comparable à un 50 $ pour un italien, mettons, facile. On pourrait. C'est sûr que j'aime un peu moins faire ces comparaisons-là mais il reste que tu es dans la très haute qualité. Il n'y a vraiment pas de problème pour ça. OK. Bon, on a une question à éclair aujourd'hui. Attention, on a vu le chronique avec Christian Martin. Ton meilleur achat sous 20 $? En bas de 20 $, meilleur achat. Écoute,

[00:53:33] en bas de 20 $, moi, il y a un vin rouge que je trouve extraordinaire qui vient du Portugal qui s'appelle Ravashkera. On devrait dire Ravashkera parce qu'il prononce les S en CH. À 19,60, c'est extraordinaire. Moi, j'en vends aux gens, ils ne s'en vont, ils ne connaissent pas trop. On va l'essayer. Ils reviennent s'en chercher à 4-5 bouteilles. Tu as l'impression de prendre un vin qui est plus cher que ça. Autour de 30 $, ton meilleur achat, mettons. Autour de 30 $, tantôt, j'ai parlé

[00:54:01] du Latota qui est un très, très beau vin, un beau Barbera, un beau cépage à découvrir aussi. Puis tu en as, écoute, tu as tellement des beaux vins aussi, des Lirac, des Côtes-du-Rhône comme on parlait tantôt qui sont vraiment de très, très, très haute qualité. Avec ça, on ne se trompe pas, c'est sûr et certain. Selon toi, le cépage le plus sous-estimé? Un des cépages les plus sous-estimés d'après moi, je rentrerais le Grenache là-dedans. Le Grenache

[00:54:31] parce que son côté fruit qui est... Il est-tu juste en France, lui, ou il est dans d'autres pays? C'est un cépage espagnol. Ah, je ne le savais même pas. C'est un cépage espagnol. Il l'appelle-tu Grenache en espagnol? Garnacha. Garnacha. Il a traversé la frontière. OK, OK. Il est d'origine espagnole. OK. Lui, ça lui prend de la chaleur. Ça lui prend beaucoup, beaucoup de chaleur pour mûrir. C'est pour ça qu'il est juste dans le sud de la France. Tu comprends, tu comprends. Mais ça donne des vins des fois de très, très haute qualité. Quand il est mélangé avec d'autres, ça aide aussi. Puis, un autre cépage

[00:55:01] qui est un peu pas mal connu. On pourrait dire ça, mal connu, c'est le Merlot. C'est vrai. On l'entend. Il y a des beaux Merlots. Moi, le Merlot, je trouve, c'est du velours en bouteille. Ça, c'est le genre de cépage que je recommande à ceux qui commencent dans le vin rouge. Allez-y dans le Merlot. Tu n'en pourrais pas avec ça. Allez-y pas dans le Nebbiolo. Il y a des bonnes chances qu'ils ne prendront plus jamais de vin de lui. Mais dans le Merlot, c'est de la rondeur, c'est de la souplesse. C'est vraiment, c'est magnifique. Jean, vrai ou faux, Christian Martel,

[00:55:30] Bordeaux ou Bourgogne? Écoute, ça dépend des goûts. Mais moi, je suis un petit peu plus Bordeaux. Il y a plein du monde qui va te répondre le contraire. Ça, ça dépend des goûts. C'est ça. OK. France ou Italie? Oh, plus Italie. Un petit peu. OK. Mais ça dépend où encore? Dans ta vie, dans ta carrière, le vin le plus mémorable que tu as goûté? Moi, le vin le plus mémorable que j'ai goûté, c'est dans le sud-ouest de la France. C'est un jeu rançon. C'est blanc, ça? C'est blanc. C'est un blanc licoreux. C'est un blanc sucré. Une vendange tardive.

[00:56:00] Moi, j'étais allé en 2007 avec un groupe de conseillers en vin chez la maison Coapé. Et il nous a fait goûter la quintessence du Petit Mansing. La quintessence du Petit Mansing. Petit Mansing, c'est un cépage. C'est le cépage dont ils servent pour faire ce vin-là en vendange tardive qui est fait avec des raisins desséchés. Moi, ce vin-là, pour moi, ça a été mémorable. Je n'ai jamais oublié. Et, je pense que, l'année passée, on est allé dans le sud-ouest et on est retourné chez Coapé. Puis,

[00:56:30] j'ai dit à la madame qu'elle nous faisait déguster. Tu lui as rappelé ça? Oui. J'ai dit, le plus grand vin que j'ai goûté dans ma vie, c'est ici. Alors oui, c'est quoi? La quintessence du Petit Mansing. Elle a dit, vous allez y regoûter. Ça a été un moment. Il était aussi bon? Ah oui. Il était toujours aussi bon. Et pourtant, des vins licorieux, on prend rarement ça. On prend rarement ça, surtout que ça a moins la cote. D'ailleurs, eux-mêmes, avant, ils ne faisaient que des vins licorieux. Maintenant, en majorité, ils font des vins secs parce que là,

[00:57:00] depuis qu'ils ont mis dans la tête des gens que le sucre, c'était du poison vif, tout ce qui est porto et tout ce qui est sucré a beaucoup moins la cote. Mais mon Dieu que ça vaut la peine de réessayer ça. Les amateurs de vin, la plus grande erreur qu'ils font? Prendre le vin à mauvaise température. OK. C'est la plus courante. Oui, la plus facile à éviter. La plus facile à éviter, c'est ça. Mais c'est la plus courante, malheureusement. Des blancs glacés, des rouges trop chauds. La plus belle façon de passer à côté de la meilleure bouteille. Donc, ma question suivante,

[00:57:30] elle se rapporte à ça. La règle numéro un pour mieux apprécier un vin, c'est ça? De servir à la bonne température? Ça, ça, c'est plus mon fait. être entouré des bonnes personnes aussi. Ah oui, ça aussi, ça ajoute à la qualité. Ben oui. Donc, quelques petites questions. Est-ce que les notes de dégustation sont devenues ridicules parce qu'il y a beaucoup de sites internet qui jugent par les notes 8.5, 9.4? Moi, je dis souvent aux gens, dans le fond, OK, il est peut-être bien coté ce vin-là, mais c'est votre goût qui prime. L'aimez-vous? C'est ça. L'aimez-vous? Oui,

[00:58:00] il paraît que ce vin-là est bien bon. mais lui, il a dit ça. Moi, j'ai dit ça. Quelqu'un a dit ça. Mais ça dépend de ce qu'on cherche les mêmes choses. Ça dépend de ce qu'on cherche dans le vin. Il y a tellement de produits, tellement de styles qu'à un moment donné, tu vas y trouver ton compte. Là, on a un cadeau pour vous. Je vous avise tout de suite. Je ne sais pas à quel moment vous allez entendre ce podcast-là parce que les gens écoutent quand ils veulent, quand ça leur tente. On a mis, on va mettre sur le site internet de Christian, christianmartel.net, c'est ça? christianmartel.net, oui. puis gileparent.com,

[00:58:30] ça va être plus mon Facebook qui est le plus accessible, mais c'est gileparent. Donc facile, gileparent sur le Facebook. On va mettre des choix de vin pour l'été ou pour n'importe quel. Dans le fond, c'est bon. Effectivement. T'en as quand même pas mal. Ah oui. Une quinzaine de chacun. À peu près, à peu près. Rosé, blanc et rouge. Exactement. N'as-tu qui sont dignes de mention que tu veux... Ah oui, il y en a entre autres. Moi, dans le rosé, récemment, j'ai beaucoup aimé un vin qui s'appelle entre autres les Béatines, qui est vraiment, vraiment très, très beau.

[00:59:00] C'est français? Ça vient de la Provence. OK. Et aussi le château Révelette. Révelette, tu sais, des rosés secs, mais qui ont du goût. Tu peux manger... Il est-il plus pâlettes que rouge? Ils sont tous pâlettes. Ah ah. Parce que là, il y a une grosse mode. Tu sais, la Provence, c'est partie de mode. Même les rosés foncés, les gens sont méfiants. Il va être sucré. Il va être sucré. OK, je comprends. C'est pas ça. C'est pas le cas. Mais la tendance est vraiment plus pâle. Il y a même des maisons avant qui faisaient des rosés foncés. À ce temps, ils ont changé le reste. Ils n'ont pas le choix. Il faut qu'ils vendent. Oui, parce qu'ils ne vendront pas.

[00:59:30] Ils vont faire des rosés par là. OK, donc à surveiller. Les rosés par là. Et, question que je t'ai déjà posée, mais je reviens. J'ai vu qu'il y avait des rosés jusqu'à 50-60 pièces. Est-ce que ça peut se justifier? Ben oui, j'en ai goûté un il n'y a pas longtemps. Qui était vraiment meilleur? Il était à 45. Oui, dans le sens que c'est plus complexe. Ça a plus de goût. Ça a plus de longueur aussi. Mais, est-ce qu'on va acheter un rosé à ces prix-là? Si on pense à l'apéritif, Big Bang. On n'a pas l'habitude

[00:59:59] de prendre un rosé haut de gamme comme ça en mangeant. Ça peut se faire. Mais c'est vraiment des rosés de repas. Je comprends. Mais les rosés, souvent, on le prend quasiment avec des chips. Le monde arrive sur 5 à 7. C'est ça. Sur le bord de la piscine. Pourquoi mettre 50 pièces une bouteille? Non, je comprends. C'est plus autour entre 15 et 25. Ça peut avoir des choses extraordinaires. Tu as des choix de rosés qui sont là qui vont être disponibles pour vous avec les codes. Donc, c'est facile. Il y a des blancs. Même chose du côté des blancs. Dans le blanc, c'est la même chose. Moi, j'aime beaucoup

[01:00:28] un vin d'Alsace qui s'appelle Complantation. Complantation. Pas Contemplation, mais bien Complantation. Complantation. Je viens de voir qu'on s'est trompé un petit peu sur la feuille. On a marqué Compensation, mais ce n'est pas ça. C'est Complantation. C'est ça. Il y a 13 cépages là-dedans. C'est de la pince. 13 cépages différents puis aussi sont tous dans le même vignoble. c'est... Habit-on, en Alsace, c'était tout un cépage, des monosépages, du rizling,

[01:00:58] du gas straminaire, du sylvanère. Tandis que là, il y a 13 cépages qui sont tous ensemble dans le vignoble. Ils ramassent tout ça en même temps, ils bénéficient en même temps. C'est bon. C'est bon. C'est bon. Écoute, un vin qui est à 29 $. C'est-tu comme un chardonnay? Est-ce que je m'en vais dans les... Ça va me faire penser plus à un pinot gris. OK. Pinot gris, guéris straminaire. Il ne faut pas que j'en parle trop parce que le monde n'aime pas ça. C'est ça, mais c'est tellement bon. Puis dans le rouge, il y a des choix, il n'y en a pour tout le monde. Puis souvent, il y a les prix.

[01:01:27] Tu es allé par prix. Oui, je suis allé par prix. Entre 18 et 35, entre autres. Le Coudoulet de Beaucastel, qui est un vignoble qui est juste à côté des vignobles de Châteauneuf-du-Papre. Je veux juste... Tu ne peux pas se tromper bien. C'est moins cher, mais combien, combien bon. Voilà. OK. Bien, merci beaucoup. Bon été. Bon voyage. Bien certain. Merci beaucoup. Bon 30e. Ah oui, oui. On célèbre, Christian. On célèbre. Salut. Salut.